Aller au contenu principal

En Grèce, le risque d’une économie trop dépendante du tourisme

Publié dans Le Monde le
Près du Parthénon, au sommet de l'Acropole, à Athènes, le 27 juin 2025. STELIOS MISINAS/REUTERS
Légende

Près du Parthénon, au sommet de l'Acropole, à Athènes, le 27 juin 2025. STELIOS MISINAS/REUTERS

Le nombre de touristes étrangers a encore atteint un record en 2025 avec 38 millions d’arrivées.

« Nous ne deviendrons pas les garçons de café de l'Europe », avait promis aux Grecs le premier ministre socialiste, Andréas Papandréou, en 1981. Quarante-cinq ans après, le tourisme est plus que jamais le premier employeur dans le pays. En 2025, selon les dernières données de la Banque de Grèce publiées mardi 24 février, près de 38 millions d'arrivées ont été enregistrées (+ 5,6 % en un an) et les recettes touristiques se sont élevées à 23,6 milliards d'euros (+ 9,4 % en un an). La contribution directe du secteur s'élève à environ 30 % du produit intérieur brut, selon l'Union des entreprises touristiques grecques.

La restauration et l'hôtellerie demeurent ceux qui embauchent le plus et où les créations d'entreprises restent les plus importantes en Grèce. Entre 2009 et 2023, le secteur de l'hébergement et de la restauration a connu une hausse spectaculaire de l'emploi de 87 %.