Une manifestation en faveur du droit à l'avortement à Athènes (Grèce), le 8 septembre 2022.
La majorité des hôpitaux publics refusent de pratiquer l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans les provinces de Grèce, révèle une enquête du média “News 24/7”. Pourtant légal, l’avortement est déconseillé, parfois empêché pour des raisons morales et religieuses.
"Nous savions déjà que les femmes subissent regards et discours désapprobateurs et moralisateurs lorsqu'elles se présentent dans les maternités publiques pour exprimer le désir d'interrompre leur grossesse sans raison médicale. Ce que nous ignorions, en revanche, c'est que la majorité des hôpitaux du pays disposant d'une maternité ou d'un service de gynécologie refusent aux femmes l'accès à un avortement gratuit et sécurisé."
En se faisant passer pour une femme enceinte cherchant à pratiquer une interruption volontaire de grossesse (IVG), une journaliste de News 24/7 a contacté plusieurs hôpitaux publics de province.
"On serait excommuniés"
Le constat dressé par le média grec est alarmant. Sur 80 hôpitaux publics contactés, 46 d'entre eux (soit 57,5 %) ont refusé une pratique pourtant légale dans le pays. En Grèce, la loi autorise depuis 1986 l'interruption de grossesse jusqu'à la douzième semaine sans justification médicale. "Les refus que j'ai essuyés étaient souvent exprimés sans justification, ma demande…