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Jean-Gabriel Eynard et le soutien de Genève à la Grèce indépendante

Publié dans Le Temps le
Jean-Gabriel Eynard et le soutien de Genève à la Grèce indépendante.

Le berceau de la civilisation occidentale désormais émancipé de l’Empire ottoman constitue la cause que défend avec vigueur le «Journal de Genève». Dès sa naissance en 1826, il aide son citoyen à se tenir aux côtés de Capo d’Istria, premier gouverneur

Il a son palais, qui abrite aujourd'hui le Conseil administratif genevois. Le financier, diplomate et pionnier de la photographie suisse Jean-Gabriel Eynard (1775-1863), après une première carrière en Italie et son achat de la campagne de Beaulieu à Gilly près de Rolle, en 1810, rejoint sa famille en Suisse. Quatre ans après, il occupe le poste de lieutenant-colonel de cavalerie des milices genevoises, puis représente la députation cantonale au Congrès de Vienne en 1815 pour négocier l'indépendance du territoire et son rattachement à la Confédération.

Il est ami depuis ce moment-là avec Ioannis Kapodistrias (Giovanni Capo d'Istria), qui sera le premier gouverneur de la Grèce dès 1827 jusqu'à son assassinat quatre ans plus tard. Eynard s'enthousiasme pour la cause de l'indépendance d'Athènes pendant plus de vingt ans et prodigue ses conseils budgétaires au nouvel Etat émancipé de l'Empire ottoman. Tout cela a été raconté en détail dans Le Temps en 2013. Eynard devient le coordinateur des comités philhelléniques en Europe, et c'est à ce…

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