Siemens s'offrait les ministres grecs pour 200.000 deutschemarks et le PASOK pour 1 million

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La Commission de contrôle économique des partis et députés a décidé vendredi à l'unanimité de contrôler tous les biens de l'ancien ministre du PASOK, Tassos Mandélis, après qu'il ait reconnu jeudi en commission parlementaire enquêtant sur l'affaire Siemens avoir reçu, en 1998, 200.000 DM à titre de "subventions électorales".

Par ailleurs, cette même commission a demandé également un contrôle de toutes les déclarations des biens de fortune de l'ancien député du PASOK, Théodore Tsoucatos, bien qu'il n'ait pas encore été convoqué par la commission d'enquête.

M. Tsoucatos, présumé être impliqué dans le scandale des "caisses noires" de Siemens, avait été entendu en juin 2008 par le procureur du Tribunal de 1ère Instance d'Athènes dans le cadre de la vaste enquête judiciaire sur cette affaire de financements de partis politiques.

M. Tsoucatos avait remis à l'époque au juge un document de 6 pages, reprenant ce qu'il avait déjà déclaré avant l'audience, à savoir confirmant le montant de un million de DM reçu de Siemens en 1999, et son dépôt en plusieurs versements dans les caisses du PASOK comme don en vue des échéances électorales.

M. Tsoukatos et Mandelis étant des colaborateurs très proches de l'ancien ministre socialiste Costas Simitis, le principal parti de l'opposition Nea Dimokratia (ND) a demandé l'audition de M. Simitis par la commission parlementaire.

Dans un communiqué diffusé samedi, M. Simitis, accuse Nea Dimocratia de vouloir seulement manoeuvrer afin de renforcer simplement l'image de son président, Antonis Samaras.

"S'il s'agit de convoquer un ex-premier ministre pour discuter sans preuves et témoins de choses le concernant personnellement, ce qui ressortira ce seront des cas hypothétiques et infondés, des attaques verbales et accusations. La question est la vérité et non une polémique entre personnes voire entre partis. La proposition de la ND vise tout simplement à renforcer l'image dirigeante de M. Samaras. La commission a d'autres choses plus importantes à faire", écrit le communiqué.

La ND a réagit aussitôt s'interrogeant pourquoi M. Simitis est importuné par la proposition de la ND, puisque "du reste un bon nombre de députés du PASOK ont demandé la même chose, après les révélations concernant les financements de Siemens à deux hauts cadres du Mouvement (PASOK) et proches collaborateurs de M. Simitis".

"La ND ne culpabilise ni ne vise personne. Nous considérons toutefois que nous avons tous le devoir d'aider efficacement à faire la vérité sur les scandales qui jettent une ombre noire sur la vie publique", conclut le communiqué de la ND.

i-GR/ANA-MPA

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Commentaires

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tous dans un même sac, et en prison après confiscation de leurs biens et leur restitution à l'économie nationale. voilà un bel exemple à montrer à tous ceux qui se serrent la ceinture à cause de ces salauds.

Photo de Anonyme

J'ai vu une fois sur une île une conséquence d'un contrôle fiscal surprise : les restaurants n'acquittant pas leurs impôts normalement avaient été fermés, à savoir, 80 % environ des restaus du centre... A ce moment, n'existait pas à ma connaissance une morale publique vis à vis de l'Etat. Ce qui n'empêche pas qu'une morale publique existait entre les personnes, mais l'Etat était considéré comme "étranger" quasiment. D'un côté, l'Etat grec s'est-il reconstitué vraiment après les Turcs et les colonels... D'autre part, même en Grèce classique fleurissaient les procès, et la démocratie, qu'on considère comme un résultat de l'intelligence, fut aussi une lutte contre tyrans, oligarques et despotes extérieurs. Mais les discussions concernant le "Kallikrati" paraissent actuellement assez passionnées et intenses, c'est un bon signe. Une autre question est de savoir si la Grèce n'était pas restée dans une certaine confusion pour s'harmoniser avec la confusion du monde. S'il est demandé à la Grèce plus de rigueur, elle peut en profiter pour se re-construire à la base. Personnellement, j'ai l'impression qu'elle en a les moyens. Et, dans l'idéal, le fait de dénoncer ce qui ne va pas (Siemens...) préparerait l'avènement d'une nouvelle époque pour la gestion publique. Quand à Mr Samaras, quoique ne connaissant que peu la vie politique grecque et la langue grecque, il m'a semblé que le jour du vote des "nea metra", il avait une sorte d'extinction de voix, lors de sa déclaration à la Vouli. Mr Caramanlis et Mme Dora ont joué les fantômes, lorsque leur responsabilité a été en question dans la situation du budget grec. C'est pourquoi peut-être les partis qui ne sont pas de gouvernement peuvent avoir un rôle positif à jouer dans le débat sur la nouvelle organisation.

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Et nous n'avons plus entendue parler de l'histoire AEK Psomiadis "soit disant malade big make"tranquille dehors en plus il a repris le club de kavala,et les 32 million d'euos volé et jamais rendu,ca aussi ferait du bien dans les caisse de l'etat,et a ces pauvres grecs qui trimes.

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