Dérapage du vice-président du gouvernement M. Pangalos à propos de la critique allemande

petsalnikos schulthe

Alors que le président du Parlement, Philippos Petsalnikos, s'en est expliqué avec l'ambassadeur d'Allemagne en Grèce, Wolfgang Schultheiss, suite à une série d'articles de la presse allemande jugés calomnieux à Athènes, le vice-président du gouvernement grec Théodoros Pangalos, a réclamé lui que l'or volé par l'Allemagne nazie en Grèce soit restitué.

Interviewé par le correspondant à Athènes de la BBC, M. Pangalos, a critiqué la position prise par l'Allemagne concernant la situation économique en Grèce, soulignant que "l'Allemagne nazie a détruit l'économie grecque prenant l'argent et l'or des caisses de la Banque de Grèce sans jamais les restituer".

Plus loin dans son interview le vice-premier ministre de la Grèce a estimé qu'il "n'existe plus en Europe de grands dirigeants politiques, tels que Margaret Thatcher, Helmut Kohl, Francois Mitterrand, lesquels n'auraient jamais accepté "ce qui se passe à l'heure actuelle avec la crise financière".

De son côté, le président du Parlement M. Petsalnicos s'en est plaint l'ambassadeur d'Allemagne en Grèce, Wolfgang Schultheiss, de l'image "fausse et déformée" de la Grèce, que donnent les médias allemands à leurs lecteurs.

"La presse allemande, a-t-il dit, est libre d'écrire ce qu'elle veut et sa critique est acceptée, mais de nombreux articles présentent une image (de la Grèce) contenant des mensonges et inexactitudes", informant avoir adressé une lettre à la revue Stern et avoir l'intention de le faire si d'autres cas se présentaient.

"De l'UE et de l'Allemagne", a rappelé le président du Parlement, "nous ne demandons pas d'argent, mais solidarité et soutien à notre pays contre les attaques dont elle fait l'objet par des spéculateurs des marchés internationaux".

Pour sa part, M. Schultheiss a exprimé dûment ses regrets, relevant toutefois que ces articles en question ne peuvent pas faire oublier qu'il en existe d'autres contenant des informations sérieuses et argumentées, et renvoyant aussi à des déclarations récemment du ministre allemand des AE, M. Westerwelle, sur le soutien à la Grèce comme pays ami et partenaire.

Dans son point de presse, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Grigoris Delavekouras, amené à commenter la rencontre entre MM. Petsalnicos et Schultheisse, a relevé que les déclarations de l'ambassadeur d'Allemagne "allaient de soi", à savoir que ces articles n'expriment pas l'ensemble du peuple allemand. Il est évident que de tels articles nous dérangent, mais le fonds du problème n'est pas là. La coopération avec l'Allemagne se poursuivra à tous les niveaux, a affirmé M. Delavekouras.

Enfin, M. Delavekouras a pris ses distances avec M. Pangalos jugeant que la question des dédommagements de guerre n'était pas associée avec "les problèmes que nous avons aujourd'hui", puisque cette crise économique, a-t-il dit, nous devons y faire face en collaboration avec tous nos partenaires.

i-GR/ANA-MPA

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