L'attentat contre l'ambassade des Etats-Unis à Athènes relance le débat sur les caméras de surveillance

papandreou

Alors que cinq jours après l'attaque à la roquette contre l'ambassade des Etats-Unis à Athènes, les autorités grecques et des experts du FBI et de Scotland Yard cherchent toujours à identifier les trois figures enregistrées par les caméras de surveillance de l'ambassade, la polémique enfle quant à l'hypothèse de généralisation de la surveillance des villes par les caméras installées dans les lieux publics. Le Conseil d'Etat interdit l'usage du réseau installé à Athènes à l'occasion des Jeux olympiques de 2004 à d'autres fins que la surveillance de la circulation routière.

"L'Etat grec s'est procuré - à un prix élevé pour les contribuables grecs - un système sur la base duquel ont été installées des cameras destinées à protéger, au cours des JO, tant les visiteurs étrangers en Grèce que le prestige du pays. L'emploi de ce système s'est avéré, de par le résultat final, positif. Comment certains peuvent-ils affirmer que ce système efficace ne doit pas être utilisé pour la protection de la vie et des biens des citoyens grecs", s'est interrogé mardi le porte-parole par intérim du gouvernement, Evanghelos Antonaros, répondant aux questions de la presse concernant l'utilisation des enregistrements des cameras installées pour la surveillance de la circulation routière.

"Dans cet objectif le gouvernement a porté recours devant le Conseil d'Etat dont la décision est attendue", a complété le porte-parole.

"Toutes les grandes questions constituent des priorités pour le gouvernement", a également ajouté M. Antonaros, répondant aux propos attribués à des collaborateurs du ministre des Affaires étrangers, selon lesquelles "le terrorisme n'était plus placé très haut dans l'agenda du gouvernement".

"L'ordre légal et la sécurité ne sont pas deux concepts opposés aux droits constitutionnels et fondamentaux. Au contraire la protection des droits fait partie de la sécurité des citoyens", a dit de son côté le président du PASOK, Georgios Papandreou, faisant part mardi de l'opposition de son parti au fonctionnement des caméras de la police pour la surveillance des citoyens.

La veille, le porte-parole du PASOK, Petros Efthymiou, a parlé lors de son point de presse de responsabilités du Premier minstre, M. Caramanlis, et du ministre de l'Ordre public, Vyron Polydoras, dans le sentiment croissant d'insécurité qu'il a dit percevoir chez les citoyens grecs.

A propos des caméras, M. Efthymiou a exposé la position de son parti, disant que "partout où sont installées des caméras pour des raisons de sécurité […], celles-ci doivent être installées avec l'autorisation de l'Autorité de protection des données personnelles et être régies par des garanties formelles qui protégent les droit individuels et collectifs". "Personne n'a le droit", a-t-il ajouté, "de transformer notre société en une société Big Brother , mais dans le cas d'actes criminels et avec le concours des autorités judiciaires, il va de soi que l'Autorité doit communiquer ce matériel aux enquêteurs".

i-GR/ANA-MPA

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