Stars en herbe : à 16 ans, il fait son entrée chez le Pana

ninis

Le 16, un numéro magique pour Sotiris Ninis. A 16 ans, c'est aussi en 16e journée de Super League qu'il troque le maillot des espoirs pour celui des pros du Pana. Dans un pays où un joueur de 23-24 ans est encore souvent considéré comme un espoir, Munoz, l'entraîneur du Panathinaïkos a tenté l'impensable : titulariser le jeune Sotiris Ninis, âgé de 16 ans, au poste d'ailier droit, lors de la rencontre opposant le Panathinaïkos à Aigaleo. De quoi redonner un peu d'espoir à tous les jeunes qui, dans les équipes de province, voient les années passer, comme à la campagne on regarde les trains passer.

Sotiris Ninis est né à Chimara, dans une des familles grecques du Sud de l'Albanie qui à la chute du communisme a suivi l'exemple des nombreux Voreioépirotes (L'Albanie du Sud est aussi l'Epire Nord pour les Grecs) déménageant en Grèce pour s'installer à Zakynthos (Zante) puis, quelques années plus tard à Athènes. En 2003, il fait son entrée dans l'Académie des jeunes du Panathinaïkos et la consécration de son premier contrat professionnel vient le 22 décembre dernier alors qu'il est encore en avant dernière année du Lycée. Sotiris Ninis perpétue ainsi la tradition du Pana de miser sur les jeunes, mais avec 16 ans et 9 mois ne bat pas encore le record du plus jeune footballeur de l'équipe détenu par Kostas Antoniou qui a débuté pro chez les Verts à l'âge de 15 ans ! C'était en février 1978 dans le match qui opposait le PAO à Veroia.

Mais si la présence de Ninis sur le terrain a permis de distraire l'attention des supporters des problèmes organisationnels de Panathinaïkos, et même si, à la première mi-temps, le jeune Sotiris a failli être le plus jeune scorer de l'histoire de la première division grecque, Verts ne sont sortis victorieux que de justesse face à Aigaleo.

Ce sont surtout les joueurs de ce dernier qui ont assuré le spectacle en faisant preuve de beaucoup d'audace. Le Panathinaïkos, lui, n'a guère brillé en l'absence de Gonzalez et Papadopoulos, mais après avoir trouvé les poteaux par trois fois (Iwanschitz 48' puis 63' et Tziolis 58'), un centre de l'autrichien, malheureux jusque là, était repris de volée par Mantzios (81') et donnait la victoire aux verts (1-0).

Avec ces trois points, le PAO rattrapait l'AEK au classement général, cette dernière s'étant incliné la veille, par deux buts à zéro, à la Toumba, dans le derby des bicéphales. Après une première période relativement équilibrée, le PAOK faisait la différence sur une splendide frappe d'Arambatzis (65') puis sur une tête de Miecel, à la reprise d'un centre de Charalambidis (73'). Serra Ferrer était expulsé de son banc de touche en fin de match, abandonnant ses joueurs à leur triste sort mais le PAOK ne parvenait pas à ajouter de troisième but malgré les bonnes occasions des protagonistes de la phase de jeu précédente.

De son côté, le leader Olympiakos se déplaçait à Xanthi, dans un stade surchauffé à l'idée de retrouver Lemonis, ancien coach parti au mercato pour l'Olympiakos, acte juge comme une traîtrise par le public thrace. La rencontre aura été un match d'homme et se sera conclu sur un 0-0 synonyme d'invincibilité préservée pour Xanthi (33 matches sans défaite à domicile en championnat), et d'avance préservée pour les piréotes (6 points sur AEK et le Pana).

Dans les autres matches du championnat, l'OFI a fait forte impression en s'imposant 4-1 afce à Atromitos grâce à deux buts de Sfakianakis et un d'Ofori-Quaye, ainsi qu'un magnifique lob de 35 mètres d'Anderson... contre son camp. Merino avait réduit le score à 2-1 sans pouvoir, pour autant, insuffler un peu d'espoir aux siens. Kalamaria a obtenu une victoire importante dans l'optique du maintien, face à Kerkyra (1-0) sur un but d'Orfanos. C'est Ergotelis qui s'est offert trois points dramatiques à Nikaia, contre Ionikos. En s'imposant 1-3 grâce notamment un but superbement construit de Ognjenovic, un autre de Junior et un dernier de l'albanais Haxhi, contre un but de Natsouras, les crétois sont bien remontés au classement, tandis que Ionikos s'enfonce davantage dans la crise. Le Panionios a battu Heraklis (2-1) sans trop de difficultés à l'occasion du retour de son buteur Djimbour, auteur du premier but. Le deuxième a été l'œuvre de Goundoulakis, tandis qu'Heraklis a sauvé l'honneur en toute fin de rencontre, par l'intermédiaire de Papasterianos. Enfin, Aris et Larissa se sont quittés sur un nul (1-1). Clayton a ouvert la marque (66') mais les thessaloniciens ont égalisé par l'espagnol Koke quelques minutes après (70').

Au classement, Olympiakos (40) devance l'AEK et le Panathinaïkos (34) dans la course au titre. La bataille pour la coupe d'Europe voit le PAOK (25) dominer l'OFI d'une courte tête (23), Xanthi étant légèrement décroché (20). En queue de classement, Larissa (17), Ergotelis (16) et Ionikos (6) sont en position de relégables, dans la mesure où Heraklis (15 points) empochera une victoire sur tapis vert contre Ionikos dès l'examen du dossier par la Ligue de Football grecque. Au classement des buteurs, Miecel a rejoint Rivaldo et Lyberopoulos avec 10 unités chacun.

On notera en Europe, le bon comportement des buteurs grecs, Samaras ayant offert le nul à Machester City (1-1 en FA Cup à Sheffiel Wednesday) tandis que Katsouranis a inscrit l'un des cinq buts du Benfica de Lisbonne contre un concurrent de deuxième division en Coupe du Portugal.

i-GR/OV

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