La Grèce à la recherche d'un partenaire stratégique pour céder ses parts dans les Télécoms

alogoskoufis

La commission interministérielle des dénationalisations a décidé mercredi d'engager la procédure d'une nouvelle privatisation de l'Office des Télécommunications de Grèce (OTE), les conseillers de l'Etat devant être désignés dans les prochaines semaines, a annoncé le ministère de l'Economie et des Finances.

Le ministre, Georges Alogoskoufis, a précisé que le nouveau partenaire stratégique de l'OTE participera au management, l'Etat maintenant ses droits d'actionnaire minoritaire. De son côté, le ministre des Transports et Communications, Michalis Liapis, a déclaré que la question est que les prestations de l'OTE soient les moins chères, le ministre du Développement, Dimitris Sioufas, soulignant, lui, que cette décision va dans le sens des changements annoncés par le gouvernement en vue de renforcer la compétitivité, quant au ministre de l'Emploi, Savvas Tsitouridis, il confirmait que le programme de dénationalisations continue a être appliqué sans problème.

Si la part du capital social qui sera cédée reste à être fixée, on estime que ce qui sera important ce seront les termes du contrat avec le partenaire ou groupe de partenaires d'OTE.

Le porte-parole du gouvernement, Theodoros Roussopoulos, invité à commenter cette décision, a dit que "le gouvernement va rechercher un partenaire stratégique parmi les grands opérateurs de télécoms, lequel obtiendra une participation dans le management", renvoyant les journalistes au programme électoral de la ND où figure cet engagement.

L’opposition a imémdiatement réagi à l’annonce du gouvernement, le PASOK (socialiste), le KKE (communiste), Synaspismos (gauche radicale) et la Confédération générale des Travailleurs de Grèce (GSEE) dénonçant en cœur le « bradage ».

« Le plan de dépréciation et bradage de l'OTE qui a été mis en route par le gouvernement de la ND en mars 2004 se finalise aujourd'hui. La vente de l'OTE n'a pour unique but d'augmenter les recettes, elle est préjudiciable à l'économie nationale et porte atteinte à l'effort du pays de combler la distance qui le sépare des autres pays de l'UE grâce au développement d'infrastructures nationales de communication à grande vitesse (larges bandes) pour tous les citoyens », souligne le PASOK dans son communiqué.

De son côté, le KKE dénonce que « la privatisation intégrale de l'OTE qu'opère le gouvernement sera aux dépens des intérêts des travailleurs de l'entreprise, mais aussi des couches populaires dans leur ensemble. »

Synaspismos, quant a lui, dénonce par la voix de son président, Alekos Alavanos, que « le bradage d'une part cruciale des actions et de la gestion de l'OTE à un investisseur constitue une attaque extrême du gouvernement contre les intérêts du pays lui-même. »

Enfin, la GSEE estime que la décision de la commission interministérielle concernant l'OTE constitue « un choix politique inacceptable et catastrophique », l'inscrivant dans « le bradage d'entreprises d'importance stratégique du secteur public. »

i-GR/ANA-MPA

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