L'huile d'olive appelée au secours des exportations grecques

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Le ministre de l'Economie et des Finances, Georges Alogoskoufis, dressant un diagnostique juste quoique accablant pour les entreprises grecques, a présenté mercredi le plan stratégique de soutien aux exportations des produits grecs, sans toutefois remettre en cause les priorités actuelles fondées sur l'agro-alimentaire, dont la fameuse huile d'olive.


M. Alogoskoufis a déclaré que les exportations de produits grecs étaient à un niveau particulièrement bas ces dernières années concentrant seulement 7,4% du PIB alors qu'en Allemagne les exportations atteignent 40% du PIB et en Belgique 95%.

Le ministre a fait remarquer que cela se reflète dans le déficit de la balance commerciale du pays qui s'élève à 27 milliards de dollars, l'attribuant à la faible compétitivité des entreprises grecques, au manque de motivation des chefs d'entreprises grecs et à l'absence d'un nombre suffisant d'entreprises tournées vers l'exportation.

M. Alogoskoufis a ajouté que le mot-clé pour soutenir les exportations est "l'extraversion", stratégie à laquelle participera le nouveau plan opérationnel de l'Office hellénique du Commerce extérieur (OPE).

Le plan prévoit l'élaboration d'enquêtes sur les marchés-porteurs pour les produits grecs et la promotion d'un programme spécial sur les produits alimentaires nationaux, tels l'huile d'olive.

De plus, une délégation de 8 chefs d'entreprises se rendra aux Etats-Unis, au Canada, en Arabie Saoudite, au Japon, en Chine, en Pologne, en Russie et en Egypte.

L'OPE envisage également l'organisation d'un congrès mondial du 29 septembre au 2 octobre 2005 pour la promotion de l'alimentation méditerranéenne alors que 600 entreprises grecques participeront à 45 expositions internationales.

M. Alogoskoufis a également annoncé la revalorisation du rôle de l'OPE en un outil stratégique au service des exportations et la volonté d'utiliser pleinement les programmes européens pour renforcer les exportations.

Enfin, l'OPE organisera pendant le premier semestre 2006 en collaboration avec le ministère de l'Economie et des Finances, un grand congrès auquel participera un millier environ de commerçants et représentants de grands réseaux de distribution des pays-cibles pour les exportations grecques.

Gageons que même si chaque Grec se transforme en cultivateur d'oliviers et chaque entrepreneur en exportateur d'huile et de feta, cela ne ferait que quelques pauvres points d'apport dans le PIB, sachant déjà qu'il faut autant de bidons d'huile pour égaler la valeur d'une berline allemande dans la balance du commerce extérieur que pour contrebalancer son poids.

i-GR/ANA

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