Pacte de stabilité : Caramanlis reçoit Jean-Claude Trichet

trichet

Une réunion à haut niveau a eu lieu vendredi au Palais Maximou en vue des préparatifs de l'agenda économique du Sommet européen de printemps, à l'occasion de la visite à Athènes du gouverneur de la Banque Centrale Européenne, Jean-Claude Trichet.


M. Trichet se trouvait à Athènes invité d'un séminaire dédié à la mémoire de l'ancien gouverneur de la Banque de Grèce, le professeur Xenophon Zolotas. Le gouverneur de la BCE a rappelé la position de l'institution sur le Pacte de stabilité, à savoir que c'est une question d'application plus que de procédures. Etaient présents à la réunion, outre le Premier ministre, Costas Caramanlis, et M. Trichet, le ministre de l'Economie et des Finances, Georges Alogoskoufis, et le gouverneur de la Banque de Grèce, Nicos Garganas.

La réunion a porté sur les moyens de mettre en application plus rapidement et plus efficacement la stratégie dite de Lisbonne : une accélération de la croissance économique en Europe via des reformes structurelles dans un environnement plus compétitif.

La révision du Pacte de stabilité et de croissance des Etats-membres, a été également à l'agenda de la réunion. "Nous souhaitons une révision limitée", a déclaré M. Alogoskoufis, "et que le système soit plus crédible et puisse empêcher les Etats-membres d'accroître leurs déficits au-delà des 3% fixés, mais qu'à la fois, et dans le cas d'un dépassement, il soit possible d'avoir le temps de remédier à cette situation par des mesures n'affectant pas les autres secteurs de l'économie" a précisé le ministre se félicitant que la Grèce ait obtenu un délai de deux ans pour le redressement de son déficit et que ses efforts sont soutenus par tous ses partenaires européens.

Un délai qui ne sera pas de trop alors que le ministre délégué à l'Economie, Petros Doukas, a admis cette semaine que le déficit 2004 s'est établi à 5,6% du PIB. La Commission souhaite voir le déficit grec ramené à 3,6% en 2005. Si la maîtrise des dépenses publiques est jugée satisfaisante au niveau gouvernemental, la faiblesse des rentrées fiscales et l'atonie de l'économie deviennent préoccupantes pour le Premier ministre qui envisagerait un prochain remaniement du gouvernement, peut-être à l'occasion du premier anniversaire en mars prochain. Le problème est que M. Caramanlis pourra difficilement se séparer de M. Alogoskoufis sans jeter le doute sur les choix économiques faits jusqu'ici.

Total de votes : 0

Ajouter un commentaire

Ça pourrait aussi vous intéresser...