Athènes dans la dernière ligne droite du sprint olympique

JO flamme sidney

Maintenant que la Flamme olympique à quitté la capitale grecque pour son parcours mondial, la Grèce se découvre être de plain-pied dans la période olympique. A Sydney l'arrivé de Flamme a fait la Une des actualités télévisées, plusieurs chaînes montrant l'événement en direct, ce qui fait dire à Athènes que l'image de la Grèce doit être au cœur des stratégies de communication. Les réunions se succèdent au bureau du Premier ministre - et en même temps ministre de la Culture en charge des Jeux Olympiques - en vue d'intensifier les préparatifs et ramener la dead-line, non plus à la cérémonie d'ouverture des Jeux, mais à l'arrivée des premiers visiteurs accrédités.


L'arrivée de la Flamme olympique à Sydney - première étape de son passage sur les cinq continents - a fait la Une des actualités télévisées en Australie vendredi, alors que la plupart des chaînes ont diffusé des images impressionnantes d'Athènes organisatrice des JO.

Sur des images filmées en direct pour la plupart à partir d'hélicoptères, les Australiens ont vécu avec enthousiasme sur leurs écrans - et la communauté grecque tout spécialement - l'accueil qu'ont réservé des milliers de curieux et admirateurs tout au long du trajet, depuis son arrivée à l'aéroport ou était présent le Vice-premier ministre australien, John Anderson, jusqu'à l'Opéra de Sydney, où a eu lieu la cérémonie officielle à laquelle assistait le Premier ministre de l'Etat de Nouvelle Galles du Sud, Bob Carr, ainsi que de nombreuses personnalités et une foule de citoyens. La championne olympique Cathy Freeman a descendu alors les marches de l'Opéra pour remettre la Torche au "maillon" suivant d'une chaîne de 144 coureurs, parmi lesquels de grands athlètes australiens et autres personnalités.

Aux premières heures de la matinée de samedi, la Flamme olympique arrivait à Melbourne, troisième ville… grecque dans le monde avec ses 400.000 immigrants.

L'ampleur des phénomènes de communication autour des Jeux Olympiques était le sujet de la première réunion du nouveau groupe Communication qui s'est tenue sous la présidence du porte-parole du gouvernement et ministre d'Etat, Theodore Roussopoulos. Le but de cette communication n'est pas de faire face aux divers problèmes, mais d'évoquer sous l'angle de la communication tous les sujets qui se présentent, afin qu'ils ne portent pas atteinte à l'image de la Grèce.

Le groupe réuni des représentants du Comite d'organisation des JO 'Athènes 2004', du ministère de l'Ordre public, de la mairie d'Athènes et du gouvernement. "Les petits problèmes peuvent être amplifiés dans la presse étrangère", a dit M. Roussopoulos afin de souligner l'importance de la gestion de la communication.

Conscients toutefois que la meilleure publicité sera faite par la qualité de la préparation et de l'accueil des athlètes et du public, les réunions se sont succédées cette semaine autour du Premier ministre et ministre de la Culture, Costas Karamanlis. Premier interlocuteur de M. Karamanlis, son ministre adjoint de la Culture, Fani Palli-Petralia, qu'il a rencontré vendredi pour la 2e fois en moins de 24h pour passer au peigne fin toutes les questions relevant du plan d'action et de fonctionnement des Jeux olympiques.

A l'issue de cette réunion de travail, Mme Palli-Petralia a fait observer que, plus on se rapproche de l'ouverture des Jeux et plus fréquentes seront les rencontres avec le Premier ministre et avec le Comite d'organisation des JO "Athènes 2004", étant donne que "l'objectif est commun à tous" et que cet objectif ne "peut être que l'organisation parfaite des Jeux".

M. Karamanlis, a reçu également vendredi la présidente du Comite d'organisation des JO "Athènes 2004", Gianna Angelopoulos-Daskalaki, pour s'entretenir de la gestion fonctionnelle de la ville d'Athènes pendant les JO et des progrès des préparatifs olympiques. Selon des informations, M. Karamanlis devrait décider dans les prochains jours qui aura la responsabilité du fonctionnement urbain, après étude des rapports de responsables gouvernementaux a ce sujet.

M. Karamanlis et Mme Angelopoulos-Daskalaki se sont accordés a dire que le rythme des préparatifs doit encore monter d'un cran de sorte que tous les problèmes soient règles avant l'arrivée des premières personnes accréditées, c'est-à-dire bien avant la cérémonie d'ouverture des Jeux.

Mme Angelopoulos-Daskalaki a déclaré a sa sortie du Palais Maximou que "nous devons être unis et optimistes, car ce sont les Jeux du sourire et non pas de la grogne et de la misère" [à qui pensait-elle ? ndlr], et ajouté que "nous devons être prudents puisque que le regard de toute la planète est rivé sur Athènes".

En arrière plan de ces réunions, la rumeur de la semaine à Athènes la présence de gardes armés américains aux côtés des athlètes américains. Aussi bien Mme Palli-Petralia que la présidente de "Athènes 2004", renvoyant les journalistes aux déclarations récentes du ministre de l'Ordre public, Georges Voulgarakis, ont souligné que seuls les policiers du pays organisateur des Jeux seront armés, comme ce fut toujours le cas lors des JO.

A noter que la dernière phase de vente des billets des Jeux olympiques et paralympiques d'Athènes a débuté le 1er juin et se poursuivra jusqu'à la clôture des Jeux, le 29 août. Le directeur exécutif du Comite d'organisation des JO "Athenes 2004", Marton Simitsek, a insisté que le but est de remplir les stades et les terrains pour toutes les compétitions olympiques et de couvrir les 183 millions d'euros inscrits au budget, somme qui correspond à la recette prévisionnelle en cas de remplissage à 68% des installations olympiques. Un objectif qui serait déjà atteint, selon le DG du Marketing, Georges Bolos, ainsi que le directeur des billets, Stephanos Kakarantzas, qui ont présenté pour la première fois le design du billet d'entrée aux Jeux, ainsi que des éléments de la campagne de communication, les spots télévisés et radiophoniques de la 3e phase du programme.

Selon les renseignements fournis, 1.833.919 billets ont déjà été vendus, et leur montant couvre d'ores et déjà 183 millions d'euros budgétés. De plus, les prix des billets sont modérés, puisque 64% des billets coûtent 20 euros au maximum, le prix moyen du billet revenant à 35 euros, soit 35% moins cher qu'aux JO de Sidney.

i-GR/ANA

Notes complémentaires: 

Pour tout renseignement concernant la vente des billets, s'adresser au tel. 800-11-2004-2 ou (30)-210-373-0000.

Total de votes : 0

Ajouter un commentaire