L'automne grec de l'extrême droite européenne

Par un hasard de calendrier deux "personnalités" de l'extrême droite européenne se trouvent en Grèce cette semaine. Le français Jean-Marie Le Pen a pu se rendre sans trop d'entraves au Congrès des députés européens indépendants à Rhodes, tandis que le dirigeant autrichien, Jörg Haider, doit affronter le mécontentement des supporters de… PAOK, l'équipe de football de Thessalonique.

A Rhodes, commentant les attentats à New York et à Washington, Le Pen s'en est pris jeudi aux Etats-Unis leur rejettent la responsabilité de "ce qui leur arrive". La guerre entre l'Amérique et Oussama ben Laden est une affaire familiale" a-t-il notamment déclaré. Il a ensuite développé ses thèmes favoris : l'immigration, les musulmans et l'euro.

Le séjour du leader de l'extrême-droite autrichienne Jörg Haider a été un peu plus agité à Thessalonique. Le Président du Parti de la Liberté est aussi Président de Kaernten, l'équipe de football de Vienne laquelle rencontrait jeudi l'équipe grecque de PAOK pour un matche de la Coupe UEFA, et c'est en accompagnateur de son équipe qu'il se trouvait à Thessalonique.

Les supporters de Paok, encouragés par certains organisations de gauche, ont voulu faire entendre à Haider qu'il était indésirable dans leur ville et ont manifesté leur mécontentement en hissant des banderoles "briser le fascisme" dans le stade.

L'extrémiste autrichien escorté d'importantes forces de police a pu toutefois suivre le matche. Interrogé sur ses prises de positions extrémistes qui avaient scandalisé l'opinion publique en Europe, il a soutenu que "un jour elles vont s'avérer justes".

En attendant, Heider aura à remonter le moral de son équipe après les quatre buts qu'elle a encaissé à l'issue du matche, ce qui nous mettra provisoirement à l'abri de nouvelles déclarations. Merci Paok.

Total de votes : 0

Ajouter un commentaire