Traduction texte grec sur image

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Bravo André pour tes

Bravo André pour tes recherches sur cet illustre Vernadakis, un peu moins inconnu désormais de nos lecteurs grâce à tes progrès en traduction! En fait, απεβίωσε κηδευθείς tu peux le traduire comme "décédé et étant inhumé le..." (c'est plus sympa qu'enterré).

Pour information, on peut poster des images dans le forum info-Grèce, du moins ceux des utilisateurs qui s'identifient. Dans la barre d'outils de l'éditeur de texte vous trouverez deux icônes qui ressemblent à des photos, l'une avec un paysage et un soleil, l'autre figure deux photos superposées. Il suffit de cliquer dessus et suivre les instructions.
Portrait de Dimitrios Vernardakis (1799 – 1870), peinture de Charles de Steuben
Portrait de Dimitrios Vernardakis (1799 – 1870), peinture de Charles de Steuben
Ce sont deux techniques différentes pour insérer des photos dans le texte. La deuxième, un peu plus compliquée, a la préférence du webmaster parce que l'image est stockée localement et se trouve ainsi indépendante du devenir et des modifications du site d'origine tout en offrant une meilleure maitrise de la mise en page. Voici par exemple le portrait de Vernardakis tel qu'on le trouve sur la page de Wikipedia russe (2e méthode) et sa statue dans le cimetière de Saint-Petersbourg (1re méthode, image liée au site d'origine http://russia-ic.com/news/show/12928) .

Pour revenir à l'histoire de Vernadakis et de son arme, certes le wikipedia français parle des origines du Péloponnèse, mais ne cite pas les sources. Vernardakis lui même signe Κρης/Crétois et il faut aussi tenir compte que la plupart des noms de famille crétois se terminent par -akis (voir ici pour les suffixes). Parmi ses donations à la Grèce, figurent des bourses pour les Crétois entreprenant des études de prêtrise ou d'instituteur. Quant à sa mère, la famille Alfierakis, originaire elle de Mani dans le Péloponnèse d'après le wikipedia grec, le nom renvoie également à une origine crétoise. Peut-être des Crétois qui ont migré dans le Péloponnèse. On trouve encore des Venardakis et des Alifierakis en Crète. En tout cas, la famille Alfieraki s'est distinguée dans sa nouvelle terre du en Russie, donnant des militaires, des intellectuels, des artistes et même un maire à Taganrog/Ταϊγάνιον (plus ici, en grec). Enfin, Vernardakis, parfois écrit Μπερναδάκης/Bernadakis, signifie "petit Bernard", or Bernard n'est pas un nom courant parmi les Grecs, ce qui renvoie aux influences latines Vénètes en Crète ou franques dans la Morée/Péloponnèse.

On dispose d'un récit détaillé de la vie de Dimitris Vernardakis dans un ouvrage sur les bienfaiteurs de l'Université d'Athènes écrit par le secrétaire de l'Université en 1921, dans un style alerte et assez pittoresque notamment pour expliquer sa fortune (ici en consultation libre). Il y a même un biographe officiel Anastassios Goudas qui relate l'histoire de Venardakis dans Βίοι Παράλληλοι/Vies parallèles mais je n'ai pas réussi à consulter.

Dans ce même ouvrage, il est mentionné le financement de 1000 armes au profit de la garde nationale grecque. L'auteur mentionne que cela "nous a sauvé pendant la mesovasileia".

Mesovasileia est la période transitoire marquée par l’antagonisme des partis politiques au bord de la guerre civile, entre le renvoi du 1er roi de Grèce, le bavarois Othon, en octobre 1862, et la nomination d'un nouveau roi, le prince Danois Guillaume Glücksbourg qui devient Georgios 1er, roi des Grecs, en novembre 1863. La période est aussi marquée par l'antagonisme des Grandes puissances, France, Angleterre et Russie qui surveillent de près l'écroulement de l'Empire ottoman. Les Grecs s'étaient mobilisés dans le sillage de la guerre de Crimée (oct. 1853 - mars 1856) pour libérer le Nord du pays (Thessalie, Epire, Macédoine, Thrace) encore sous occupation turque. Ils prennent parti pour les Russes (solidarité orthodoxe) et trouvent face à eux la France et l'Angleterre, alliés des Turcs dans cette guerre. La défaite de la Russie et son retrait des Balkans est aussi synonyme d'affaiblissement de la position diplomatique de la Grèce qui se voit infligée une obligation de neutralité par les Français et les Anglais qui débarquent et occupent le port du Pirée.

Venardakis a commencé ses donations à la Grèce en 1850. En 1854, alors que la Russie est sur le point de perdre la guerre de Crimée, il est mentionnée une première donation majeure au gouvernement grec de 120.000 drachmes, suivie par plusieurs autres tout aussi importantes. Par ailleurs le gouvernement grec a offert la nationalité grecque à Venardakis en 1858. Si l'arme de Patrick a été produite en 1857, elle fait probablement partie de la commande de 1000 fusils mentionnée plus haut. Cela recoupe aussi la retranscription des commandes de la manufacture de Tulle effectuée par un membre du forum de Patrick selon laquelle une commande de la Grèce portant sur 1000 fusils était enregistrée en août 1861. Mais votre arme, Patrick, date-t-elle de 1857 comme imprimé sur les parties métalliques (désolé, pas spécialiste pour mieux nommer) des photos dans votre forum (je n'ai pas de problème comme André pour les voir), ou de 1862 comme imprimé sur d'autres parties métalliques et sur le 2e tampon sur la crosse ?

Est-ce qu'une partie de ces fusils aurait été transférée en Crète ? Difficile de  le dire. Les Crétois se soulèvent et demandent le rattachement à la Grèce en mai 1866, mais Venardakis avait déjà perdu une bonne partie de sa fortune en 1865 et observait «attristé et impuissant» la révolte de ses compatriotes. Néanmoins, ici, dans une manifestation du musée folklorique de Rethymno, Crète, sur les armes de l'Indépendance, les intervenants historiens mentionnent que des armes de la guerre de Crimée on trouvé un deuxième usage dans la guerre de libération des Crétois. Parmi lesquelles celles d'origine anglaise et française "évoluées, avec capsule, qui se chargent par devant" offertes par des bienfaiteurs nationaux tels Bernardakis.

@Patrick : je ne pense pas qu'il faille à tout prix chercher un usage commercial (expéditeur/destinataire) au tampon sur le fusil. Ça paraît un peu exagéré de graver sur chaque arme ce que habituellement on écrit sur le container. Je verrai plutôt ce tampon comme une sorte de dédicace ou de signature dans le sens de "offert depuis Petersbourg par D. Venardakis le Crétois".

photo de André MATHIEU
Alors là, c'est de la poudre bleue!

Alors là, c'est de la poudre bleue et pas de la noire (comme on mettait dans son fusil) que Patrick à allumé! Magnifique aussi ta recherche!

Comme tu as de la chance de maitriser (ta?) la langue grecque et de pouvoir lire tous ces documents ( j'ai téléchargé la biographie de Dimitrios mais c'est dur...) Même si gentillement tu me félicite de mes progrès en Grec, je me décourage; aurais-je assez du reste de ma vie pour la maitriser sous tous ces aspects ! J'en conclu comme Socrate:  ἕν οἶδα ὅτι οὐδὲν οἶδα (je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien). Et pour l'expression : απεβίωσε κηδευθείς grammaticalement c'est "quoi" et est-elle encore utilisée? Pour ce qui est de ton lien on tombe dans une caverne "d'alibaba" (si je peux me permettre) sur une multitude de lives grecs! Magnifique 

Pour revenir à notre sujet; je suis tout à fait d'accord avec ton approche. Le "tampon" pourrait être une sorte de seau que notre bienfaiteur apposait à des objets qu'il possédait ou qu'il offrait; ce serait formidable de retrouver d'autres objets en bois (genre des caisses ou des coffres de voyage qui l'auraient aussi). Tes réflexions sur Wikipédia son aussi correctes: On ne cite pas de sources et il y a peut-être une confusion entre les deux Dimitrios: celui-ci et celui-là en plus il y a le "R" après "BE" qui me chiffonne!

Pour la piste crétoise j'espère bien trouver ce fameux livre sinon on compte sur Patrick pour nous organisez un petit séjour en Crête...

Ps: Maintenant que tu as expliqué la "procédure photo", j'espère que notre ami va en poster ici car saperlipopette, je n'ai toujours pas vu le vrai fusil à poudre bleue!

Ps les 10 minutes pour corriger ne me suffisent jamais...

profil sans photo
on (enfin surtout vous) progresse (z)

Bonjour !

On fait des progrès intéressants pour identifier l'origine de mon arme, je vous en remercie.

La découverte du fait que Venardakis ait financé une commande de mille fusils pour la garde nationale, et la date de la Mesovasileia, concordent parfaitement avec mon fusil.

Pour répondre sur les marquages, 1857 est le millésime du modèle, et 1862 est la date de la fabrication de celui-ci. D'autre part, j'ai voulu voir dans le tampon de crosse un marquage commercial, mais j'ai omis de me souvenir que ce n'est pas un cas unique ; on retrouve la même chose sur certains fusils de l'armée du Pape dans les années 1866/70 avec des tampons sur les crosses de différents comités catholiques, allemands, belges, français ayant fait don d'armes pour la cause pontificale. Il est donc fort probable que nous soyons en présence d'un tampon indiquant que ce fusil a été offert par D. Venardakis, le Crétois, de Saint-Pétersbourg. Peut-être d'autres exemplaires similaires sont-ils conservés dans les musées Grecs...

L'hypothèse d'une arme réutilisée après la guerre de Crimée ne peut être retenue, la guerre prend fin le 30 mars 1856 par le traité de Paris, l'arme n'est pas encore construite et le modèle n'existe pas encore.

Je me suis inscrit, mais je n'arrive pas à poster quelques photos de mon arme ; la première méthode ne donne rien, et l'utilisation de la seconde me dit que je n'ai pas le droit d'y accéder... je mets donc les liens vers les photos pour que André, tu puisses enfin la voir.

https://servimg.com/view/18854813/454

https://servimg.com/view/18854813/456

https://servimg.com/view/18854813/455

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https://servimg.com/view/18854813/468

https://servimg.com/view/18854813/452

https://servimg.com/view/18854813/451

Pour revenir sur les marquages, on voit sur la queue de culasse le millésime Mle 1857, sur la droite du canon C 1862 pour indiquer la production à Châtellerault en 1862 et MI pour Manufacture Impériale ; sur le macaron de crosse MARS 1862 et les initiales des contrôleurs et inspecteurs (on les retrouve sur la gauche du canon), les lettres MI au centre pour Manufacture Impériale ; sur la platine derrière le chien on retrouve le marquage de la manufacture impériale de Châtellerault ; à l'intérieur de la platine le millésime Mle 1857. La concordance de tous ces marquages est importante, elle permet de savoir que l'arme est entièrement d'origine et qu'aucune pièce n'a été remplacée.

En tout cas, un grand merci à vous deux pour ces renseignements précieux.

photo de admin
@patrice: Comme vous pouvez

@patrice: Comme vous pouvez le voir, j'ai corrigé votre message pour vous montrer que la méthode 1 (clic sur bouton "image" de l'éditeur de texte) pour insérer les photos fonctionne à condition d'indiquer l'adresse de l'image et non elle de la page où se trouve l'image. Pour cela: clic droit sur la photo et ensuite "copier l'adresse de l'image" sous windows/pc et l'équivalent sous iOs/Mac. Pour la méthode 2 (clic sur bouton "album"), soit on transfère une image depuis son ordinateur (onglet "transférer"), soit on indique l'url d'une image sur le web (onglet "web" puis même procédé que pour la méthode 1), soit on réutilise une image qu'on a déjà chargé (onglet "mes fichiers"). Apparemment vous avez réussi à charger votre image avec la méthode 2 puisque je l'ai trouvée parmi "mes/vos fichiers", mais vous avez dû abandonner la procédure avant la fin à cause d'un avertissement sur les droits d'accès. C'est un bug sur lequel on travaille et on espère avoir une solution rapidement. En attendant, une fois qu'on a chargé l'image avec "transférer" ou "web", après l'avertissement sur les droits d'accès on récupère l'image dans l'onglet "mes fichiers" et on poursuit normalement l'opération.

profil sans photo
photos

Bonsoir !

Ah bah oui, je crois bien que je n'aurais pas trouvé sans votre aide... je note la procédure d'insertion des photos.

Effectivement j'avais abandonné la procédure "2" au message d'avertissement sur les droits d'accès... merci pour vos précieuses précisions.

J'espère que André a pu voir les photos, je ne sais pas pourquoi il n'arrive pas à les voir sur notre forum.

Au fil de mes recherches, j'ai pu découvrir que les fusils 1857 n'étaient pas les seuls modèles français livrés à la Grèce, j'ai même découvert l'existence de fusils modèles 1874 (fusils Gras) produits à Steyr en Autriche ! J'ignorais que cela avait existé, même si Steyr a produit plus tard des fusils pour la marine française... mais c'est déjà une autre histoire !

En tout cas merci à vous deux et à bientôt.

Patrice

 

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