Greco au Grand Palais

Type d'évènement: 
Affiche de l'exposition "Greco" au Grand Palais
L'Assomption de la Vierge selon Greco
Sain Martin et le pauvre, par Greco

Né en 1541 en Crète, Domenico Theotokopoulos, dit El Greco, fait son premier apprentissage dans la tradition byzantine avant de parfaire sa formation à Venise puis à Rome.

C’est cependant en Espagne que son art s’épanouit et s’implante durablement à partir de la décennie 1570. Attiré par les mirifiques promesses du chantier de l’Escorial, l’artiste importe dans la péninsule la couleur du Titien, les audaces du Tintoret et la force plastique de Michel-Ange. Cette éloquente synthèse, originale mais cohérente par rapport à sa trajectoire, donne à Greco, mort quatre ans après Caravage, une place particulière dans l’histoire de la peinture : celle du dernier grand maître de la Renaissance et du premier grand peintre du Siècle d’Or.

Redécouvert à la fin du XIXe siècle, reconnu et adopté par les avant-gardes du début du XXe, l’artiste jouit ainsi du double prestige de la tradition et de la modernité, reliant le Titien aux Fauves, le maniérisme au cubisme, à l’expressionnisme, au vorticisme, à l’abstraction.

Greco est également un insatiable inventeur de formes, mettant au point des compositions innovantes et audacieuses sur lesquelles il n’aura de cesse de revenir tout au long de sa carrière, variant les effets, les moyens plastiques, les intentions de son discours. L’indépendance assurée de son approche n’a alors d’égal que la liberté électrique de sa palette et de son pinceau.

Parmi les angles scientifiques particuliers qui sont développés : la mue impressionnante du peintre à ses débuts, de l’art d’icône à son adhésion esthétique au courant vénitien ; ses inventions et variations, qui permettent, sur un même thème, de mesurer le caractère novateur de son art et de suivre le cheminement de son style de Venise à Tolède ; sa sensibilité, plus humaniste que mystique, son tempérament spirituel, fougueux et littéraire.

Sa production abondante et le spectacle que donnent chaque fois ses compositions garantissent de pouvoir retracer l’ensemble de la carrière du peintre, articulée par des œuvres fortes et décisives, pour restituer au public une image juste, puissante mais aussi inattendue d’un artiste qu’on croit connaître à travers une dizaine d’œuvres, mais qu’une rétrospective complète contribuera à éclairer d’une lumière nouvelle, favorisant émotions, découvertes et redécouvertes autour d’un artiste intemporel frappé du sceau de la modernité.

Organisée par la Rmn - Grand Palais, le musée du Louvre et l’Art Institute de Chicago, cette exposition bénéficie du soutien d’Aurel BGC, de Sanef et de la Fondation Stavros Niarchos.

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Dates et Lieux: 
Mercredi, 20 novembre, 2019 - 12:30

Greco. Présentation de l'exposition
par Charlotte Chastel-Rousseau, musée du Louvre

Prix: 
De 4 € à 8 €
16 octobre 2019 - 10 février 2020 (Toute la journée)

Lundi, jeudi, dimanche de 10h à 20h.
Mercredi, vendredi et samedi de 10h à 22h.
Fermeture hebdomadaire le mardi

Fermé le 25 décembre 2019

Grand Palais

3 av. du Général Eisenhower
75008 Paris
France
Prix: 
Plein tarif : 13 € - Tarif réduit : 9 €

Viva El Greco : Eisenstein et le maître de Tolède

Ivan le Terrible, film de Sergueï Eisenstein, 1945

Table ronde avec Guillaume Kientz (Kimbell Art Museum) et Charlotte Chastel-Rousseau (Louvre), commissaires de l’exposition « Greco » au Grand Palais, Ada Ackerman (CNRS/THALIM) et Philippe-Alain Michaud (Mnam), commissaires de l’exposition « L’Œil extatique.

Paris : 17 oct 2019 - 18:30
Paris : 17 oct 2019 - 20:30

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