Le 1 juillet 2015 à Athènes.
La tourmente bancaire a, dans la vie quotidienne des Grecs, des conséquences inattendues. Vasso et Kostas se marient samedi 11 juillet dans un petit village perdu dans les montagnes du Pélion. Un coin de Grèce qui se méfie autant des chèques que des terminaux de carte bancaire et où la moindre transaction ne se conçoit qu'avec des espèces sonnantes et trébuchantes. Le financement du mariage avec ses deux temps forts - une cérémonie religieuse et une fête à la taverne du village - est donc devenu un sujet de tracas.
« C'est à moi, en tant que témoin, qu'il appartient de verser de l'argent au prêtre, explique Fenia, une jeune femme d'Athènes. 200 euros, ce n'est pas excessif. Mais quand on ne peut retirer que 60 euros par jour à la banque, cela se planifie ! » Comme elle aide de surcroît ses deux parents qui ont perdu leur entreprise dans la crise et sont au chômage, elle retire donc 60 euros un jour pour son propre compte, 60 euros le lendemain pour ses parents. « Collecter les 200 euros pour le prêtre risque de prendre du temps ! Il me sera impossible de participer aussi aux frais du repas. »
Débrouillardise et solidarité
Le...