Aller au contenu principal

Caramanlis : il ne peut-y avoir de trou noir de l'Europe dans les Balkans.

Profile picture for user iNFO-GRECE
Par iNFO-GRECE ,

"L'objectif stratégique de la Grèce est de mettre en avant l'optique européenne des pays de l'Europe du Sud-Est", a dit le Premier ministre grec, Costas Caramanlis, accueilli mercredi après-midi dans la capitale croate par son homologue, Ivo Sanader. Un message qu'il a répété plus tard dans la journée à Belgrade au Président de Serbie, Boris Tadic, et au Premier ministre du Monténégro, Milo Jukanovic, en appelant à une plus grande implication de l'Union Européenne dans la question du Kosovo.


Pour M. Caramanlis, cette perspective "transformera la région en 'un voisinage européen' qui laissera loin derrière le passé de 'poudrière de l'Europe'."

"La Grèce se tient aux côtés de la Croatie engagée sur la voie des négociations avec l'UE", a dit M. Caramanlis rappelant que le Sommet européen de Chalcidique en juin 2003 avait déjà constaté l'avance de la Croatie du point de vue des critères d'entrée à l'UE.

Les négociations dépendront toutefois du renvoi du général Ante Gotovina devant le Tribunal pénal de La Haye, alors que le parti au pouvoir le considère comme un héros. "La position de la Grèce est qu'il est toujours nécessaire de coopérer avec les tribunaux internationaux garants du maintien de la légalité internationale" a insisté M. Caramanlis estimant que "cette coopération, nous nous devons de la récompenser".

Qualifiant son entretien avec M. Sanader de "crucial", M. Caramanlis a estimé que les relations bilatérales dont il a été question sont à un niveau excellent, mais qu'il avait été convenu de collaborer davantage et plus étroitement encore pour que les relations commerciales se haussent au niveau des relations politiques.

"Nous avons discuté aussi des question balkaniques, notamment de la situation au Kosovo, et nos vues sont très proches", a indiqué M. Caramanlis dans son briefing.

Le Kosovo a également été au centre des entretiens du Premier ministre grec dans la suite de ses rencontres à Belgrade. "La Grèce souhaite une plus grande implication de l'UE pour le règlement du problème du Kosovo", a-t-il rappelé au Président de Serbie, Boris Tadic, et au Premier ministre du Monténégro, Milo Jukanovic.

M. Caramanlis a encore estimé que le règlement du problème du Kosovo ouvrira enfin la marche de la Serbie vers l'Europe, se disant confiant dans cette direction "tant M. Tadic et les autres dirigeants politiques de Serbie et Monténégro connaissent les conditions posées par l'UE, y compris par le ICTY (Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie)".

Le Premier ministre grec a insisté une nouvelle fois sur la position de la Grèce que "la Serbie et le Monténégro, de même que le Kosovo, ne peuvent en aucun cas être le trou noir de l'Europe. L'unification européenne restera incomplète tant qu'elle n'inclura pas -sans exception- tous les pays de la région".

"Il est clair, que la participation de Belgrade, tant dans cette phase d'évaluation des critères, que dans la préparation des concertations sur le statut futur du Kosovo, constitue une condition indispensable pour la sécurité de la région. La place de la Serbie et du Monténégro est au sein de l'Europe", a conclu M. Caramanlis dans son adresse au Président Tadic.

Au Premier ministre du Montenegro, M. Jukanovic, lequel lui a présenté le programme des reformes dans son pays, sur l'éventualité d'une séparation entre la Serbie et le Monténégro, M. Caramanlis a dit qu'"il est du droit des peuples de décider de leur avenir", mais il a insisté sur la nécessité que toutes les parties intéressées respectent l'accord de Belgrade (lequel prévoit l'organisation d'un referendum sur une éventuelle séparation en 2006) et en appelé à tenir compte de la stabilité de la région.

i-GR/ANA

Soyez le premier à noter cet article