Entre Londres et Athènes, l’éternelle querelle du Parthénon

Les marbres du Parthénon exposés au British Museum à Londres. Dylan Martinez/REUTERS

Les marbres du Parthénon exposés au British Museum à Londres. Dylan Martinez/REUTERS

Correspondant à Londres

Les temps étaient confus, Athènes n'était plus Athènes. Depuis le 4 juin 1456, la cité grecque est sous le joug des Ottomans. Les troupes du sultan Mehmed II se sont emparées de la ville sans combattre, quand le duc florentin Francesco II Acciaiuoli leur en a ouvert les portes. Transformé en église au VI siècle, le Parthénon devient une mosquée chapeautée de son minaret. C'est donc dans une ville sous tutelle que débarque Thomas Bruce, septième comte d'Elgin, à l'orée du XIX siècle. Il vient d'être nommé ambassadeur auprès de la Sublime Porte par le roi George III. Au-delà de sa mission diplomatique, cet homme qui se pique de culture s'est laissé convaincre par l'architecte Thomas Harrison, adepte du «Greek Revival», de rechercher la beauté dans les formes des temples grecs. Celui-ci le pousse à s'intéresser à l'architecture classique dont les plus beaux exemples se trouvent selon lui non à Rome mais à Athènes. Il ne s'agit dans son esprit que de rapporter études…

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