Sur l’île grecque de Kos, la détention des demandeurs d’asile est quasi systématique

« C'était comme un cauchemar sans fin, je ne trouvais plus le sommeil. » Karim (les prénoms ont été modifiés par souci d'anonymat), 13 ans, a été enfermé pendant plus de cinq mois dans le centre de rétention de l'île grecque de Kos, avec sa mère, sa sœur de 14 ans et son frère de 8 ans. Après le rejet de sa demande d'asile par les autorités, la famille syrienne a été déplacée dans une autre partie du camp, située sur les hauteurs d'une colline aux arbustes épineux, à 3 km du paisible village de Pyli.

Cloîtrés dans un conteneur blanc avec une minuscule fenêtre, ils ne pouvaient ni sortir, ni avoir de contacts avec le monde extérieur, suivre des cours, recevoir des ONG ou des avocats. « Quand la police nous a annoncé que nous pouvions rester encore un an dans cette prison, j'ai pleuré, je n'arrivais pas à m'arrêter… », raconte l'adolescent, encore traumatisé....

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