Des navires et des soldats grecs sur le front de Kastellórizo : «Erdogan ne nous fait pas peur»

VU D'AILLEURS - La présidente Katerína Sakellaropoúlou vient de se rendre sur l'île : «Nous ne céderons pas aux intimidations.»

Stefania Di Lellis (La Repubblica)

« Importance stratégique : zéro ». Tels sont les mots prononcés par le lieutenant Montini, incarné par l'acteur Claudio Bigagli, quand il débarque sur l'île de Kastellórizo dans le film culte Mediterraneo. Difficile de ne pas sourire quand on arrive sur cette petite île grecque située à deux kilomètres des côtes turques et devenue le cœur de ce qu'une analyse a défini comme « LA » question géopolitique du XXIe siècle : le contrôle et l'exploitation des ressources de la Méditerranée orientale.
La piste accidentée du minuscule aéroport local est davantage foulée par les rangers des militaires que par les tongs des touristes, les restaurants survivent grâce aux soldats et dans le port, sommeille un imposant navire de guerre gris. Cette île représente la frontière du conflit avec les ambitions néo-ottomanes du président turc Erdogan, le mur contre la doctrine souverainiste de la « Patrie bleue », à savoir le grand retour à la mer théorisé par...

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