Rafale et frégates, prix du soutien français à Athènes

Rares sont les entreprises françaises qui, en ce mois de septembre 2020 brouillé par la pandémie, voient leurs carnets de commandes se remplir. Tel est pourtant le cas de Dassault Aviation qui, à deux jours d'intervalle, a livré le vendredi 11 septembre à New Delhi cinq Rafale sur les 36 commandés par l'Inde, avant d'engranger le lendemain la commande de 18 exemplaires de son chasseur-bombardier par la Grèce.

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Un navire turc de retour dans son port d'attache

La commande hellénique, sur fond de tensions militaires avec la Turquie en Méditerranée orientale, est la première en provenance d'un pays membre de l'Union européenne et de l'OTAN, l'Alliance atlantique dominée par les Etats-Unis qu'Ankara et Athènes ont rejointe ensemble en 1952. Elle s'accompagnera de la rénovation de quatre frégates et de l'acquisition d'armes antichars, de torpilles et de missiles. Une preuve que la diplomatie musclée d'Emmanuel Macron, qui avait envoyé à la mi-août deux navires et deux Rafale pour patrouiller aux côtés de la marine et de l'aviation grecques, a été rapidement payée de retour.

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