Pour le ministre grec Nikos Pappas, « l’été 2015 était un revers mais aussi une victoire politique »

Nikos Pappas est l'un des ministres les plus proches d'Alexis Tsipras. Jeune (42 ans), décontracté, le ministre de la politique numérique, des télécommunications et des médias, est un tenant de la ligne réaliste de Syriza. Il a été au cœur des négociations entre le premier ministre grec et les institutions européennes après le référendum du 5 juillet 2015, qui avait rejeté le plan proposé par la troïka en vue du troisième mémorandum d'aide à la Grèce. Il justifie pour Le Monde la « volte-face » d'Alexis Tsipras, arrivé au pouvoir en janvier de cette année-là pour lutter contre l'austérité.

Pourquoi Alexis Tsipras a-t-il appelé à un référendum en 2015 pour ensuite en rejeter les résultats ?

Si vous voulez comprendre ce qui s'est passé à ce moment-là, il faut revenir en arrière au grand mouvement des Indignés en 2011-2012. Ça a été un moment décisif dans l'histoire de la démocratie grecque parce qu'à ce moment-là, une vaste majorité de la population manifestait. Les gens insultaient les députés, ils ne croyaient plus dans le processus démocratique. C'est là que Syriza est arrivé. Ce petit parti venu de la gauche a essayé de transformer le désordre...

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