Tueur en série à Chypre: le gouvernement accusé de mépriser les travailleuses immigrées

Le ministre de la justice a démissionné et le chef de la police a été limogé dans l'affaire Nicos Metaxas, un militaire de 35 ans qui a avoué sept meurtres. Les Chypriotes accusent les autorités de n'avoir pas pris au sérieux ces cas de disparitions de femmes étrangères.

La colère ne cesse de monter à Chypre alors que l'île a découvert avec effroi son «premier tueur en série» comme le surnomment les médias. Nicos Metaxas, un militaire chypriote âgé de 35 ans a avoué avoir tué cinq femmes et deux fillettes. Des disparitions longtemps passées sous silence, ce qu'ont reproché au gouvernement des centaines de Chypriotes et immigrés rassemblés ce vendredi devant le palais présidentiel.

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La contestation populaire a déjà poussé à la démission le ministre de la Justice, Ionas Nicolaou, jeudi, «pour des raisons de conscience» et au limogeage du chef de la police le jour suivant. Une décision que le président chypriote Nicos Anastadiades a justifié en dénonçant «l'apparente négligence et le manquement au devoir de la police dans l'enquête sur des personnes...

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