A la Sorbonne, la guerre du « blackface » gagne la tragédie grecque

Lundi 25 mars à la Sorbonne, dans le cadre du festival Les Dionysies qu'il organise depuis quelques années à Paris et dont le programme est consacré à la tragédie grecque, sa passion, Philippe Brunet devait présenter Les Suppliantes, le premier volet des Danaïdes d'Eschyle. Las, une cinquantaine de militants de la Ligue de défense noire africaine (LDNA), de la Brigade anti-négrophobie, et du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) en ont décidé autrement, bloquant l'entrée de l'université pour protester contre un spectacle qu'ils jugeaient racialiste. En cause : l'utilisation par la troupe de maquillages et de masques pour personnifier les Danaïdes, ce qu'ils apparentent au « blackface ».

Dénonçant « la force et l'injure », et « un contresens total », l'université s'est soulevée comme un seul homme contre ces accusations de racialisme. « C'est absurde, cela n'a rien à voir avec l'intention de la pièce, s'emporte Alain Tallon, le doyen de la faculté de lettres de la Sorbonne. Le "blackface" - se grimer en noir pour se moquer des Noirs - est une pratique que nous condamnons avec la plus...

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