Alexandre Farnoux: «En Grèce, il faudrait un plan Marshall des ruines»

INTERVIEW - À l'occasion des Journées nationale de l'archéologie, le directeur de l'École française d'Athènes, fait le point sur l'action des chercheurs français dans l'archipel.

Philologue de formation, grand helléniste mais aussi homme de terrain, Alexandre Farnoux conduit des fouilles à Délos en Crète depuis 1986. Et voilà bientôt sept ans qu'il dirige l'École française d'Athènes, centre de recherches sur le passé grec depuis 1846. À l'occasion de la 9e édition des Journées nationales de l'archéologie, ces 15, 16 et 17 juin, et tandis qu'il prépare une exposition sur Homère au Louvre Lens pour mars 2019, il rappelle la nécessité et la beauté de sa profession.

Le FIGARO. - Pourquoi les fouilles passionnent-elles toujours autant le public?

Alexandre FARNOUX. - Parce que tout un chacun a le goût de l'aventure et des trésors. En réalité l'archéologie est un métier très concret, où l'on a constamment les mains dans la terre. Nous récoltons quantité d'informations qui, additionnées et mises en perspectives, finissent par éclairer les manières de vivre, de faire et de penser de jadis. Ce passé retrouvé nous permet de mieux comprendre qui nous sommes et quel...

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