Coignard - Latin-grec : le réquisitoire contre Najat Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem a tenté de venir à bout du latin et du grec dans l'enseignement secondaire de trois façons au moins.  © BERTRAND GUAY / AFP

Najat Vallaud-Belkacem a tenté de venir à bout du latin et du grec dans l'enseignement secondaire de trois façons au moins.  © BERTRAND GUAY / AFP

Spécialiste de René Char, agrégé de lettres classiques, inspecteur général honoraire de l'Éducation nationale, Pascal Charvet est un homme aussi mesuré que lettré. Dans le rapport sur « les humanités au cœur de l'école » qu'il vient de rendre au ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, il se montre pourtant d'une sévérité exceptionnelle à l'égard de la guerre institutionnelle menée contre l'enseignement des langues anciennes ces dernières années.

Najat Vallaud-Belkacem a tenté de venir à bout du latin et du grec dans l'enseignement secondaire de trois façons au moins. Avec la réforme du collège, elle a supprimé les horaires spécifiques à l'apprentissage de ces deux langues. Résultat : les professeurs de lettres classiques doivent désormais, chaque année, négocier âprement les heures que les chefs d'établissement voudront bien leur accorder. « Le choix institutionnel d'une réduction des horaires dédiés aux enseignements de langues et cultures de l'Antiquité dans le cadre de la réforme du collège a eu de graves conséquences », écrit Pascal Charvet.

Les équipes de l'ex-ministre ont ensuite laissé se tarir l'embauche de professeurs de lettres...

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