Chypre : les négociations de réunification achoppent sur la question des troupes turques

Une rue de Chypre coupée en deux par la frontière entre la partie turque et la partie grecque de l'île, le 6 juin.

Une rue de Chypre coupée en deux par la frontière entre la partie turque et la partie grecque de l'île, le 6 juin.

L'air des montagnes suisses n'a pas apaisé les tensions chypriotes. Après plus d'une semaine de négociations intenses à la station alpine de Crans-Montana, sous l'égide des Nations unies, le secrétaire général de l'ONU, « profondément déçu », a dû annoncer leur échec dans la nuit du 6 au 7 juillet. C'était la deuxième fois qu'Antonio Guterres faisait le voyage en espérant saisir une « opportunité historique ». Sans succès. « Ils étaient très proches d'une solution, mais cela a achoppé sur la question de la présence des troupes turques », explique Hubert Faustmann, directeur de l'Institut Friedrich-Ebert à Nicosie.

Chaque partie rejette sur l'autre la responsabilité de l'échec. Ankara, qui contrôle la partie nord de l'île, a refusé de retirer ses soldats et voulait se réserver un droit d'intervention, tandis que Nicosie réaffirmait comme condition préalable le départ de toutes les troupes. Lors du dernier dîner, extrêmement tendu, jeudi soir, en présence de M. Guterres, les positions se sont durcies, rendant impossible toute avancée.

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