A Athènes, l'art inscrit dans la cité

L'installation performative du Ghanéen Ibrahim Mahama est une des œuvres marquantes de la Documenta. Elle évoque, entre autres, les rapports Nord Sud et les déplacements de populations de l'entre-deux-guerres entre la Turquie et la Grèce. © Mathias Voelzke

L'installation performative du Ghanéen Ibrahim Mahama est une des œuvres marquantes de la Documenta. Elle évoque, entre autres, les rapports Nord Sud et les déplacements de populations de l'entre-deux-guerres entre la Turquie et la Grèce. © Mathias Voelzke

Née en 1955 à Kassel pour redonner toute sa dimension et sa liberté à l'art après le nazisme, la documenta se frotte cette année plus que jamais avec la réalité du monde. Ainsi, la manifestation quinquennale ouvre à Athènes ce week-end. «Ladies and gentlemen, and all the others»: en interpellant ainsi le public lors de la conférence de presse donnée jeudi dans l'imposante salle de concerts du Megaron, Adam Szymczyk a clairement donné le ton. Mais ne nous méprenons pas, le directeur artistique de Documenta 14 ne surfe pas sur un phénomène de mode. Si la question du genre est ici abordée, c'est bien comme une manière de considérer chacun dans sa spécificité et dans son lien au monde. Comme cette documenta, qui considère Athènes pour elle-même et pour son lien, passé et actuel, au monde. D'ailleurs, cette édition est sous-titrée «Apprendre d'Athènes».

Parlement des corps

Paul B. Preciado, philosophe et activiste transgenre, qui appartient à la quinzaine de curateurs dont s'est entouré Adam Szymczyk, a bien sûr relancé cette dimension lors de son intervention, qui fut aussi une des plus engagées, s'inscrivant directement dans un combat contre les extrêmes droites...

Explorez...
Personnes: 

Ajouter un commentaire

Ça pourrait aussi vous intéresser...