Des pilules de captagon.© AFP
Il avait été présumé que les auteurs des attentats de Paris étaient sous l'influence du captagon lors des attaques. Même si l'information a été démentie depuis, cette drogue synthétique n'en reste pas moins très prisée chez les combattants en Syrie. Les autorités grecques ont annoncé vendredi avoir découvert près d'Athènes un laboratoire de fabrication de captagon.
Quatre trafiquants présumés, un Albanais, un Turc et deux Grecs ont été arrêtés au cours de l'opération, menée en coopération avec la police et les gardes-côtes, a indiqué dans un communiqué la brigade grecque de lutte contre le crime financier. Trois autres suspects, dont un policier grec à la retraite, sont recherchés. Quelque 635 000 comprimés ont été saisis, pour une valeur estimée à 10 millions d'euros, précise le communiqué.
Les trafiquants disposaient aussi d'armes et d'une vedette, qui ont été également saisies. L'enquête se poursuit pour notamment déterminer si la drogue était destinée au marché grec ou à l'exportation, a précisé une source policière. À base d'amphétamine, le captagon est une des drogues les plus populaires au Moyen-Orient, et son trafic a été dopé par la guerre en Syrie. Elle...