En Grèce, « ces élections anticipées sont un désastre pour la population »

La démission d'Alexis Tsipras plonge à nouveau les électeurs grecs dans l'incertitude. .

La démission d'Alexis Tsipras plonge à nouveau les électeurs grecs dans l'incertitude. .

L'annonce, jeudi 20 août, de la démission du premier ministre grec, Alexis Tsipras, et de la tenue d'élections législatives anticipées en septembre n'a pas ébranlé la capitale grecque. Dans les rues désertées d'Athènes, la vie tourne au ralenti. La majorité des habitants, en vacances, a quitté la ville pour les îles ou les villages.

Au Roumeli, l'un des rares cafés du quartier de Neapoli-Exarkion ouverts en cette saison, le patron, Achilleas Dukas, a tranquillement monté le son du poste de télévision. A la tombée de la nuit, trois clients étaient réunis dans le petit local aux néons blafards pour suivre le discours du chef du gouvernement. Lorsque le visage grave du premier ministre est apparu à l'écran, le taulier a poussé un soupir, résigné. « Ces élections anticipées sont un désastre pour la population. Psychologiquement, nous sommes déjà passés par des phases intenses [la fermeture des banques, le contrôle des capitaux et le référendum du 5 juillet]. Les gens sont tellement stressés », lâche-t-il.

« Je voterai pour Aube dorée »

Lors des législatives anticipées de janvier, Achilleas Dukas avait voté, enthousiaste, pour Syriza, la formation d...

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