La crise grecque, à moins de cent heures de l'instant de vérité

Donald Tusk, le président du Conseil européen (au premier plan), écoute l'intervention du premier ministre grec, Alexis Tsipras, mercredi, à Strasbourg, au Parlement européen. Crédits photo : VINCENT KESSLER/REUTERS

Donald Tusk, le président du Conseil européen (au premier plan), écoute l'intervention du premier ministre grec, Alexis Tsipras, mercredi, à Strasbourg, au Parlement européen. Crédits photo : VINCENT KESSLER/REUTERS

Le discours d'Alexis Tsipras à Strasbourg restera-t-il comme l'aurore d'une Grèce nouvelle? Ou comme le testament d'une entreprise chimérique? La réponse appartient au chef de Syriza, mais à moins de cent heures de l'instant de vérité, la balance penche lourdement vers la seconde option. Celle d'une Grèce lâchée par ses soutiens européens et poussée du jour au lendemain vers la sortie de l'euro.

Réformes ou Grexit, l'ultimatum fixé à dimanche par le sommet de l'euro n'est qu'une des deux mâchoires de l'étau dans lequel le premier ministre a fait basculer son pays. Les capitales, depuis cinq mois, ont posé bien d'autres rendez-vous de la «dernière» chance. Sans succès. La différence, cette fois, est la convergence avec les prémisses d'une banqueroute sans retour. À la fin de la semaine, il n'y aura plus de billets dans les distributeurs. Le dépôt de bilan de l'une au moins des quatre grandes banques grecques est dans les cartes, si la BCE en vient à couper les vivres. La suite semble inéluctable.

Le vertige dépasse la Grèce et la zone euro. Au États-Unis, le secrétaire au Trésor Jack Lew met en garde contre «un effondrement économique total» de la Grèce. Donald...

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