Tilos, une petite île grecque de précurseurs

L'intégration des enfants réfugiés se fait pas à pas, mais ils commencent déjà à jouer avec leurs camarades grecs qui vivent eux aussi dans le centre d'accueil de Tilos. © Charlotte Stiévenard

Lorsque le visiteur descend du ferry sur l'île de Tilos en Grèce, il est d'abord charmé par les voiliers de plaisance qui tanguent doucement dans l'eau bleu azur du port. A première vue, rien ne laisse deviner que cette île du Dodécanèse est à la pointe de l'innovation. D'ici à fin septembre, elle devrait être la première de la Méditerranée à couvrir tous ses besoins en électricité grâce aux énergies renouvelables. Elle a également mis en œuvre un projet d'intégration des réfugiés. Une philosophie qu'elle cultive depuis près de trente ans et qui attire un certain type de tourisme.

La route qui traverse l'île de Tilos du sud au nord serpente entre les collines arides. Au beau milieu, sur un sol rocailleux où ne poussent que des épineux, une série de panneaux photovoltaïques, écrasés par le soleil, attendent d'être mis en fonctionnement. Ils semblent bien minuscules par rapport à la taille de cette île de 65 kilomètres carrés. Eustathios Kontos, l'adjoint à la maire de l'île, explique qu'en hiver seules 500 personnes vivent ici: «C'est donc un petit parc avec une puissance nominale de 400 kW, mais il est idéal pour Tilos. En combinaison avec l'éolienne, on aura une...

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