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Le prêt de la tapisserie de Bayeux au British Museum peut-il légitimer le retour des frises du Parthénon ?

Publié dans Le Figaro le
Des visiteurs admirent les marbres du Parthénon au British Museum de Londres, le 9 janvier 2023. DANIEL LEAL / AFP
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Des visiteurs admirent les marbres du Parthénon au British Museum de Londres, le 9 janvier 2023. DANIEL LEAL / AFP

DÉCRYPTAGE - La Grèce s’appuie sur l’exposition de l’ouvrage de la reine Mathilde à Londres et sur des déclarations du premier ministre Andy Burnham pour faire avancer le dossier de la restitution.

L'été s'achève dans l'effervescence à Athènes. Une tribune parue le 9 août dans le Financial Times, signée de l'écrivain Michael Vatikiotis, a suffi à rallumer un débat vieux de plus de deux cents ans : celui du retour des frises du Parthénon. Le texte invitait le nouveau premier ministre britannique, Andy Burnham, à saisir l'occasion d'une « diplomatie culturelle créative » pour trouver un accord avec la Grèce sur les marbres du Parthénon. En pleine torpeur estivale, la nouvelle a électrisé la presse hellénique : éditoriaux enflammés, plateaux télévisés, tribunes contradictoires, chacun allant de son pronostic sur l'issue du dossier.

Andy Burnham lui-même a jeté un pavé supplémentaire dans la mare. Interrogé sur l'avenir des sculptures, le chef du gouvernement a évoqué l'exemple de la tapisserie de Bayeux, confiant qu'il espérait voir cette expérience de prêt franco-britannique ouvrir une « lueur d'espoir » pour débloquer enfin le dossier des marbres. Une déclaration…