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Pourquoi cette île des Cyclades résiste au surtourisme là où Santorin a capitulé

Publié dans Le Figaro le
Troupeau de chèvres devant l'île de Nikouria site de plongée en apnée. STANISLAS FAUTRE
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Troupeau de chèvres devant l'île de Nikouria site de plongée en apnée. STANISLAS FAUTRE

À une heure de ferry de Santorin, Amorgos n’a ni aéroport, ni plages spectaculaires, ni grands sites archéologiques. Et pourtant, les Français en ont fait leur île grecque de cœur, portés par le souvenir du Grand Bleu et une authenticité que le surtourisme n’a pas encore rattrapée.

« Je suis arrivé pour une semaine et je ne suis plus jamais reparti. C'était il y a quatre ans. » Constantin Papakonstantinou, Franco-Grec et ancien cadre chez L'Oréal, a découvert Amorgos lors d'une retraite spirituelle au monastère de la Panagía Chozoviótissa. Il y exerce aujourd'hui comme bénévole. Accroché à la falaise, à près de 300 mètres au-dessus de la mer Égée, cet édifice spectaculaire offre des vues.

Cette île des Cyclades attire tout particulièrement les Français, qui constituent d'ailleurs la première nationalité parmi les touristes étrangers. « Ils viennent d'abord parce que c'est l'île du Grand Bleu », explique Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du Monde et heureux propriétaire d'un petit hameau dans les montagnes d'Amorgos. Le film de Luc Besson, qui retrace l'histoire de deux apnéistes, a été tourné en partie sur l'île. On y retrouve le monastère de la Panagía Chozoviótissa, mais aussi la petite chapelle d'Agia Anna et sa plage aux eaux cristallines.

Sorti en 1988, Le Grand Bleu conti…