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Le 3ème plan grec, pas meilleur que les précédents

Publié dans Les Echos le
Crise grecque : jamais en Europe, on n'aura autant contraint un gouvernement et sa population à une stratégie économique qu'ils refusent aussi catégoriquement - Thanassis Stavrakis/AP/SIPA
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Crise grecque : jamais en Europe, on n'aura autant contraint un gouvernement et sa population à une stratégie économique qu'ils refusent aussi catégoriquement - Thanassis Stavrakis/AP/SIPA

Les Européens commettent les mêmes erreurs que par le passé.

La situation de la Grèce à la veille d'un troisième programme d'aide de plus de 80 milliards d'euros est aussi inédite que surréaliste. Jamais en Europe, on n'aura autant contraint un gouvernement et sa population à une stratégie économique qu'ils refusent aussi catégoriquement. Pas par principe, mais parce que l'austérité, appliquée sans nuance dans le pays depuis 2010, y a atteint depuis longtemps ses limites. Elle a fait perdre à l'économie 25?% de sa richesse, a condamné au chômage un quart de sa population active et fait gonfler sa dette au-delà du pensable. Depuis le début, et les apprentis sorciers du FMI l'ont maintes fois reconnu depuis, les créanciers ont frappé trop fort, cassant d'un coup tous les ressorts de la croissance.

Les Grecs en reprennent pour trois ans

Et voilà que les Grecs, dont les salaires et les retraites ont baissé jusqu'à 40?%, en reprennent pour trois ans. Le pays est en pleine récession?? Qu'importe, ils vont devoir à nouveau subir les conséquences des restrictions budgétaires, payer plus d'impôt et de TVA, et réduire les dépenses publiques pour rembourser une...

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