Le Conseil des Affaires générales de l'UE lundi à Bruxelles, réuni sur les perspectives budgétaires de l'UE et le feu vert à donner à la FYROM à titre de candidat à l'UE, n'est parvenu à aucune décision définitive sur le premier point, essentiellement du fait que la présidence britannique est attendue à présenter de nouvelles propositions mardi ; quant au second, après des réserves exprimées par la France sur le coût financier de l'élargissement, il a été également renvoyé au Conseil européen du 15-16 décembre.
La Grèce était représentée au Conseil des Affaires étrangères par le ministre et le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, MM. Molyviatis et Valinakis.
Le communiqué du ministère grec indique que la Grèce prendra sa décision dans le cadre de sa stratégie politique générale pour les Balkans, prenant en compte en même temps tous les paramètres issus du débat au Sommet, relevant encore que chacun sait que la politique pour un nouvel élargissement de la Communauté fait l'objet de réflexion au sein des "25".
Dans sa conclusion, le ministère souligne que dans tous les cas toutefois, la FYROM a devant elle une marche en avant vers l'Europe difficile et longue, nécessitant tout le soutien des Etats-membres de l'UE et manifestement celui de la Grèce.
Selon des sources diplomatiques, les recommandations de la Grèce en ce qui concerne le problème de l'appellation de la FYROM figurent dans les textes communautaires concernant son statut d'adhésion, le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, déclarant du reste, comme l'indique le compte-rendu officiel de la session, que jusqu'à ce que ce problème soit réglé une fois pour toute, la seule appellation acceptée par l'UE est celle d'ex-République yougoslave de Macédoine (FYROM).
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