Explosion de 34% du chômage en un an en Grèce

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Après les mauvais chiffres du chômage pour le mois de juin à 11,6% la semaine dernière, l'Autorité statistique hellénique (ELSTAT) a confirmé jeudi 16 la dégradation du marché de l'emploi en Grèce par la publication des statistiques pour le 2e trimestre 2010 portant à 494.032 le nombre des sans emploi, soit une hausse de 34,2% par rapport à la même période de 2009.

4.426.992 personnes occupaient un emploi au 2e semestre 2010 en augmentation de 0,03% sur le trimestre précédent mais en recul de -2,3% sur le même trimestre de l'année précédente.

Le pourcentage des sans emploi a été de 11,8% contre 11,7% le trimestre précédent et en hausse de 34,2% sur le trimestre correspondant an un plustôt.

Le chômage frappe davantage les femmes (15,3%) que les hommes (12,5%), les jeunes de 15-29 ans ont le plus de difficulté à trouver un emploi (27,5% de sans emploi), suivis des 30-44 ans (14,7%). L'entrée sur le marché du travail est particulièrement difficile puisque le taux de chômage des "jeunes chômeurs", c'est-à-dire à la recherche d'un premier emploi est de 23,8%. E l'autre extrémité, les chômeurs de longue durée - recherchant un emploi depuis plus de 12 mois, indépendamment de leur âge - forment 47,7%.

Le chômage est légèrement plus élevé chez les ressortissants étrangers (14,3% contre 11,4 des Grecs), tandis que leur taux d'emploi est nettement supérieur des celui des nationaux (73,8% des étrangers ont un emploi, contre 52,5% des Grecs).

Enfin, les régions les plus touchées sont la Macédoine de l'Ouest (14,6%) et la Macédoine de l'Est avec la Thrace (13,9%). A l'opposé, on rencontre le taux de chômage le plus faible au Nord de l'Egée (8,5%) et dans le Péloponnèse (9,9%).

Le taux de chômage est plus élevé chez les demandeurs d'emploi sans formation initiale (19,7%), mais les diplômés des Instituts technologiques (IUT) peinent juste derrière avec 14,2%) à quasi égalité avec ceux qui n'ont suivi que l'enseignement élémentaire (Dimotiko) 14%. Le taux est de 8,1% chez les diplômés de l'université et de 7,4% pour ceux disposant d'un diplôme post-universitaire.

De leur côté, les analystes de l'Institut du travail des deux grandes centrales syndicales GSEE-ADEDY, respectivement du privé et du public, craignent une explosion du chômage à la fin 2011, pouvant atteindre 20% de la main-d'oeuvre. De surcroît, ils estiment qu'une éventuelle relance en 2012-2013 aura des rythmes tellement lents, qu'elle ne permettra nullement de résorber le chômage.

i-GR/Elstat/ANA-MPA

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