La Grèce a célébré la fête nationale du 28 octobre

C'est en présence du président de la République, Carolos Papoulias, et de la classe politique du pays qu'a eu lieu mercredi à Thessalonique, le grand défilé militaire pour la commémoration de la fête nationale grecque du 28 octobre et le "Non" adressé par la Grèce à l'ultimatum italien en 1940, qui faisait entrer le pays dans la Deuxième Guerre mondiale.

Dans une brève déclaration après la fin du défilé militaire, M. Papoulias a évoqué les messages de l'épopée de 1940, de la Résistance nationale et "des hommes qui ont donné leur vie pour que nous soyons libres aujourd'hui".

"Le combat continue aujourd'hui à plusieurs niveaux, pour la défense de la patrie et de l'intégrité territoriale, pour un avenir meilleur, pour une meilleure santé, pour une meilleure éducation, pour une nouvelle conscience sociale, une conscience de solidarité avec le faible et le persécuté, pour la création d'une patrie qui embrassera nous tous, et en particulier les jeunes qui vivent avec le rêve d'une meilleure vie", a affirmé le chef de l'Etat.

Le ministre de la Défense, Evanghelos Venizelos, qui a assisté au défilé représentant le gouvernement, a déclaré que "le message du jour est que nous devons être unis, responsables, optimistes et fiers. Cela nécessite toutefois un effort national. C'est cet effort que dirige le gouvernement, et à cet effort, nous invitons à y participer tous les Grecs et les Grecques sans exception, sans aucune distinction politique, afin de rendre notre patrie plus forte, plus compétitive, meilleure pour nous tous et surtout pour nos enfants".

Représentant la ND, le secrétaire du groupe parlementaire, Yannis Tragakis, a affirmé que "le coeur de la Grèce bat aujourd'hui en Macédoine. Nous sommes fiers pour nos jeunes servant sous les drapeaux. Aujourd'hui, c'est jour de mémoire, de réflexion et d'exemple", avant d'appeler le peuple grec à "dire le grand Non au terrorisme, à la corruption, et à dire le grand Oui aux procédures démocratiques, à la transparence et à l'unité des Grecs".

Enfin, le président du LAOS, Georges Karadzaferis, a appelé les Grecs de prendre exemple sur le "Non" du peuple grec tout uni à l'ennemi étranger et dire aujourd'hui aussi tous unis "Non" à l'ennemi, qui est "à l'intérieur de nos portes". "Nous devons vaincre le terrorisme. Nous devons vaincre ce qui nuit gravement à la démocratie. Nous devons le faire et nous le ferons", a-t-il dit.

A Athènes, la fête nationale du 28 octobre a été célébrée par un grand défilé des élèves, place Syntagma, en présence de la ministre de l'Education, Anna Diamantopoulou.

Des messages ont été adressés par le premier ministre, Georges Papandréou, l'ex-premier ministre et président de la ND, Costas Caramanlis, ainsi que par les partis de l'opposition, KKE et SYN.

M. Papandréou a souligné que l'anniversaire du 28 octobre constitue un moment-phare de l'histoire de l'hellénisme, un hymne permanent au bien suprême de la liberté, une preuve vivante de l'amour des Grecs et des Grecques pour la patrie, une source d'inspiration et de force pour lutter tous ensemble pour une meilleure vie, pour une Grèce forte et indépendante.

"Nous avons (aujourd'hui) à lutter pour une démocratie de qualité. Pour une égalité effective devant la loi. Pour la justice sociale. Pour une Grèce des valeurs. Ce sont des combats difficiles. Mais nous livrerons bataille tous ensemble, afin de sortir plus forts de la crise", a-t-il dit.

i-GR/ANA-MPA

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