Le projet de loi sur les "Centres d'Etudes libres" examiné en réunion ministérielle

stylianidis

Le cabinet restreint s'est réuni mardi sous la présidence du premier ministre, Costas Caramanlis, sur un rapport du ministre de l'Education, Evripidis Stylianidis, présentant son projet de loi sur les "Centres d'Etudes libres", lequel doit mettre un terme au "chaos" actuel, a souligné le ministre, qui devra cependant faire avec la radicalisme de l'opposition à toute libéralisation du système scolaire grec.

Le projet de loi prend en compte à la fois les données nationales et européennes, mais également le droit communautaire et la Constitution, a expliqué M. Stylianidis, tout en objectant qu'il contourne par cette loi l'art. 16 de la Constitution - dont l'amendement avait été rejeté par l'opposition pour la création d'universités privées.

Pour le ministre, le projet de loi ne signifie pas une dévalorisation de l'enseignement supérieur public (AEI et TEI), mais au contraire - a-t-il soutenu - il règlemente plus sévèrement les "Centres d'Etudes libres" et les "collèges" pour davantage de qualité dans l'enseignement supérieur.

Le texte sera déposé au Parlement à la fin de la semaine.

La critique la plus virulente de l'opposition est venue du président du groupe parlementaire de la Coalition de la Gauche radicale (Synaspismos/SYRIZA), Alekos Alavanos, dans son intervention mercredi au Parlement où il a associé le projet de loi sur les "Centres d'études libres" à l'affaire Siemens, et affirmé que les règlements prévus pour les collèges privés sont anti-constitutionnels.

M. Alavanos a appelé le gouvernement "à cesser ses efforts de diversion en ouvrant de nouveaux fronts en marge de l'affaire Siemens", caractérisant le projet de loi du ministère "de détournement de la Constitution (en référence à l'art. 16 protégeant le caractère public des universités) et de bombe atomique contre les fondements de l'éducation nationale".

En réponse au député du Synaspismos, le secrétaire d'Etat à l'Education, Andréas Lycouretzos, a fait valoir que ce projet de loi "met fin à une période grise du système d'enseignement après le lycée et à la vente illusoire d'espoirs", soulignant encore que le gouvernement souhaite quà partir de maintenant les Centres recommencent à exister à partir de zéro, leur fonctionnement et leurs licences devant être contrôlées très strictement.

i-GR/ANA-MPA

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