Les socialistes confus après l'éviction de Simitis du Groupe parlementaire du PASOK

papandreou simitis

Alors que les Athéniens ont quitté la capitale en masse pour le week-end de la Pentecôte orthodoxe, la presse dominicale grecque se faisait l'écho du différend Papandreou-Simitis à travers des multiples sondages sur les conséquences de l'exclusion de ce dernier du Groupe parlementaire du PASOK.

On en a compté jusqu'à 141.000 véhicules samedi dans les deux péages à la sortie d'Athènes en direction de la province, soit 30% de plus que l'année dernière. En week-end prolongé de trois jours, pour cause de Pentecôte, les Grecs allaient pouvoir commenter à volonté l'événement politique de la semaine, à savoir l'éviction du Groupe parlementaire du Parti socialiste (PASOK) de l'ancien premier ministre Costas Simitis par le président du parti, Georges Papandreou, sur fond de différend sur le vote à propos du Traité européen de Lisbonne.

L'exclusion de M. Simitis du groupe parlementaire du PASOK, décidée jeudi conformément à une décision du président, Georges Papandréou, laquelle faisait suite à la lettre que M. Simitis lui avait adressée mercredi pour exprimer publiquement son désaccord catégorique sur la position du PASOK pour un référendum sur le Traité de Lisbonne, aura des répercussions sérieuses pour le parti, estiment 5 sur 10 des électeurs du parti.

Selon les estimations de la base électorale du PASOK, ainsi qu'elles apparaissent dans trois sondages publiés dans trois journaux du dimanche, indépendamment de l'évaluation -positive ou négative- de l'initiative de M. Papandréou, son résultat devrait fortement porter atteinte au parti.

Plus particulièrement dans le sondage effectué par Public Issue pour le compte du journal "Kathimerini", la base du PASOK apparaît complètement divisée, après le choix personnel de son président d'exclure l'ancien premier ministre du GP du parti. Dans leur majorité, les électeurs du principal parti de l'opposition estiment que le geste de M. Papandréou, non seulement ne renforce pas mais au contraire affaiblit sa position au sein du parti, alors que 43% expriment leur inquiétude quant à une éventuelle scission du parti.

Sur l'ensemble des personnes interrogées, 32% ont jugé cette décision "sans doute justifiée", tandis que 41% l'ont désapprouvée. D'autres l'ont jugée "erronée" tandis que 40% ont exprimé l'avis contraire.

C'est sur la même longueur d'ondes concernant la confusion des électeurs du PASOK que se présentent les résultats du sondage réalisé par ALCO pour le journal "Proto Thema", ou les 45,5% des électeurs du PASOK jugent erronée la décision de M. Papandréou, au contraire de 48% qui estiment que celle-ci est justifiée. 44,6% de l'ensemble des électeurs de la ND critiquent la "radiation" de M. Simitis tandis que 41,8% la saluent, et que 40,7% des sympathisants de la Gauche approuvent la décision de M. Papandréou.

Enfin, le sondage de la société MARC pour le compte du journal "Ethnos tis Kyriakis" montre une "tendance" à la discorde au sein de la base électorale du PASOK. La décision de M. Papandréou étant approuvée par 48% des électeurs du parti, au contraire de 44,8% qui expriment un avis opposé.

L'opinion publique, indépendamment de toute préférence politique, apparaît elle aussi partagée avec cependant une majorité (48,3%) exprimant son opposition à la décision du président du PASOK.

i-GR/ANA-MPA

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