Signature d'un accord sur l'énergie entre la Grèce et la Roumanie

caramanlis popescu

Bien que renouvellement de l'existant, la signature ce jeudi d'un accord énergétique bilatéral constitue l'élément central de la visite officielle de Costas Caramanlis en Roumanie, d'où le premier ministre grec en a profité pour lancer une nouvelle mise en garde au gouvernement de la FYROM dans l'optique du prochain sommet de l'OTAN en avril.

L'accord signé par le ministre du Développement, Christos Folias, et son collègue roumain à l'Economie & aux Finances, Varujan Vosganian, et annoncé à grand fracas par le gouvernement grec, n'est en fait que l'actualisation d'un accord existant depuis 1977. M. Caramanlis y voit un élément de revalorisation générale des relations énergétiques bilatérales.

M. Caramanlis a insisté sur le plan grec en faveur du redressement économique des Balkans et sur la collaboration tripartite Bulgarie-Roumanie-Grèce, dans l'objectif d'avoir une position commune s'agissant des Balkans.

Le premier ministre roumain a déclaré à ce propos que les deux pays ont pour objectif d'oeuvrer en commun pour assurer à leurs citoyens, la sécurité énergétique, la garantie des sources et des voies de transport énergétiques et une meilleure place sur la carte énergétique mondiale.

Dans son entretien avec son homologue roumain, Calin Popescu-Tericeanu, le premier ministre grec a évoqué la question du nom de la FYROM, la situation au Kosovo et la marche européenne de la Turquie, M. Popescu-Tericeanu déclarant à sa sortie que leurs deux gouvernements ont, sur ces thèmes, "de nombreux points communs".

Au sommet de l'OTAN qui se tiendra justement à Bucarest 2 et 3 avril prochain doit se discuter l'éventuelle invitation de la FYROM à rejoindre l'alliance, avec la Grèce menaçant d'exercer son droit de veto si la question de l'appellation internationale définitive de la FYROM n'a pas été clarifié ; "une solution mutuellement acceptée sur la question du nom est un critère irréfragable de la marche euro-atlantique du pays voisin", a dit M. Caramanlis.

Le premier ministre a ajouté que la Grèce soutient tous les pays des Balkans quant à leur rapprochement avec l'OTAN, à la condition présupposée qu'ils en remplissent tous les critères, et ajouté que l'intransigeance et la provocation sont totalement étrangères à la logique européenne.

M. Caramanlis a rappelé que "le respect des principes de bon voisinage est un présupposé indispensable pour les pays qui souhaitent appartenir à la même alliance".

Le premier ministre a été également reçu au cours de s visite par le président roumain de la République, Traian Basescu, après avoir eu un entretien au patriarcat avec le patriarche de Roumanie, Mgr Daniel.

i-GR/ANA-MPA

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