Alerte à l'attentat contre l'Ambassade des Etats-Unis. Une bande de motards sème l'anarchie au centre d'Athènes

Les alentours de l'ambassade des Etats-Unis à Athènes ont été bouclés complètement mercredi matin par les forces de police, à la suite de l'information quelques heures plus tôt qu'un un attentat se préparait contre l'ambassade par des terroristes irakiens. Mais si attentat finalement n'a pas eu lieu, le centre d'Athènes a été abandonné, en plein après-midi et quelques heures durant, au merci d'une horde de70 motards de l'extrême gauche qui a fait irruption dans l'immeuble où se trouvent les bureaux privés du ministre de la Justice, M. Papaligouras, cassant ce qui se trouvait sur son passage.

L'alerte pour un attentat imminent à l'ambassade des Etats-Unis à Athènes avait été donnée par un ressortissant irakien lequel s'est présenté mardi soir aux services anti-terroristes et a prétendu que des compatriotes à lui - avec lesquels il cohabite et membres d'Al Qaida - préparaient une frappe contre l'ambassade. L'informateur aurait demandé une récompense de 5.000 euro en échange de l'information, ce qui aurait mis les policiers sur la piste du soupçon d'une farce. Par prudence, l'alerte a été donnée et le quartier de l'ambassade mis sous surveillance.

voitures de police devant l'ambassade des Etats-Unis
Barrage de la police devant
l'ambassade des Etats-Unis

L'ambassadeur des Etats-Unis, Charles Ries, qui devait intervenir le même jour à une conférence les priorités de son pays sur la sécurité mondiale organisée par la revue britannique Economist, a été informé mercredi matin par le ministre de l'Ordre public, Vyron Polydoras, alors que les forces de l'ordre bouclaient le quartier et que par la suite trois appartements près de l'ambassade étaient perquisitionnés. 11 personnes ont été arrêtées au cours de la journée dans des hôtels et appartements d'Athènes mais leur interrogatoire n'a pas été concluant. A midi, les barrages policiers ont été levés et la circulation dans le quartier de l'ambassade rétablie.

Toutefois, quelques heures plus tard et non loin de là, au quartier de Kolonaki, une bande de 70 motards se réclamant de l'extrême gauche faisait irruption dans l'immeuble où se trouve le bureau privé du ministre de la Justice, Vyron Polydoras, brisant les vitres de l'immeuble et des commerces avoisinants et déversant de la peinture rouge à l'intérieur. En partant, ils ont mis le feu aux voitures qui étaient stationnées, puis après avoir jeté des pierres contre le gardien des bureaux du PASOK (parti socialiste), s'en sont pris à un groupe de MAT (équivalent grec des CRS) avant de se diriger vers le quartier d'Exarcheia, réputé être le QG des activistes gauchistes, où ils se sont dispersés.

Il semblerait que la police avait reçu ordre de procéder à des arrestations, mais en fin de journée aucune n'était encore annoncée. La mutinerie dans les prisons grecques et la décision la semaine prochaine de la Cour d'Appel sur le recours des membres de l'organisation terroriste du 17 Novembre semblent exciter les jeunes du milieu "anti-pouvoir" comme ils aiment s'autodésigner.

i-GR/ANA-MAP

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