Quotas d'émission de gaz polluants : la Grèce en retard

dimas

C'est un commissaire grec, Stavros Dimas, qui a attiré vendredi l’attention des députés des commissions parlementaires des Affaires européennes et de l’Environnement sur le fait que les taux d’émissions de gaz polluants en Grèce ont dépassé la limite fixée par Kyoto (26% au lieu de 25% d’émission de gaz carbonique). Et pour cause, M. Dimas est le commissaire européen à l'Environnement et depuis qu'il a pris ses fonctions il n'a cessé de revaloriser la question écologique au sein de l'exécutif bruxellois en en faisant une question centrale. Concernant la Grèce, M. Dimas va encore plus loin en souhaitant la division de l'actuel ministère compétent en deux ministères distincts, soit un ministère de l’Environnement et un ministère des Travaux publics.

Tirant la sonnette d’alarme sur les émissions de CO2 en Grèce, M. Dimas a déclaré qu’elles devraient être, conformément au Protocole de Kyoto, de 25% au maximum. "Nous en avons", a-t-il dit, "26% et si nous continuons, sans prendre de mesures strictes, nous atteindrons 40%", estimant comme priorité plus généralement, pour éviter les conséquences désastreuses du réchauffement climatique, "un accord international" pour la réduction des émissions de CO2.

Recommandant ainsi de cibler avec plus de fermeté ce problème, jugé à la fois "politique, économique et moral", M. Dimas a estimé considérer que "les ministres de l’Environnement ne sont pas assez bien placés dans les gouvernements. Il faut des ministères puissants. Un ministère du développement durable. Et ceci est ma proposition, non seulement pour la Grèce, mais en général pour tous les autres Etats. Lorsqu’un ministre est impuissant, il ne peut pas faire beaucoup de choses".

"Aux prochaines élections", a recommandé le commissaire, "il faudrait que la protection de l’environnement soit le premier sujet. C’est ce qui se passe en France entre Sarkozy et Royal, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis".

i-GR/ANA-MPA

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