Campagne de promotion de l'huile d'olive grecque à l'étranger

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Ne soyez pas étonnés si en quittant la Grèce cet après des vacances bien méritées on vous propose à l'aéroport un flacon d'huile d'olive. C'est que 2006 est déclarée "Année de l'huile d'olive" en Grèce et que dans ce cadre une série d'animations auront lieu notamment en direction de l'étranger. 5 millions d'euros seront consacrés cette année à la promotion de l'huile d'olive grecque sur les marchés internationaux, a annoncé lundi le ministre de l'Economie et des Finances, Georgios Alogoskoufis, et les autres ministres concernés.


Le programme sera sous le contrôle de 6 ministères, a savoir Eco&Fin, Développement, Développement agricole et Alimentation, Tourisme, Culture et Affaires étrangères, l'objectif étant de mieux faire connaître la production grecque - au 3e rang mondial après l'Espagne et l'Italie - et en même temps d'améliorer la qualité.

Si M. Alogoskoufis a rappelé que la Grèce exporte 25% de sa production d'huile, seuls 6% (6.000 t.) sont vendus à des prix intéressants, le ministre du Développement, Georgios Sioufas a quant à lui insisté sur l'importance de la qualité, la standardisation et la certification, informant que trois nouvelles usines de certification (il en existe une seule à l'heure actuelle) fonctionneront dans le Péloponnèse, en Crète et à Lesvos.

Le ministre du Développement touristique, Fani Palli-Petralia, dans le cadre des efforts à faire pour informer des vertus diététiques notamment de ce produit, a annoncé la distribution de flacons d'huile d'olive au départ des touristes étrangers, alors que le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Evripidis Stylianidis, a présenté les efforts déjà entrepris par l'un de ses services (OEY- Employés économiques et commerciaux), à savoir la prospection et les enquêtes sur les marchés pour aider les sociétés exportatrices.

Seule faiblesse de cette initiative louable, sa charge qui pèsera sur contribuables et qui paieront doublement cette aide à une branche de l'agriculture : une pour financer la campagne et deux avec l'augmentation consécutive des prix locaux qui grimpent chaque fois que la demande extérieure augmente. Or, ils ont déjà eu à supporter une hausse officielle de 25% du prix de l'huile d'olive en 2005 ce dont les producteurs ont largement profité, et ces derniers auraient pu être sollicités pour financer la campagne au lieu qu'elle repose entièrement sur le budget national.

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