Spectacle féerique pour l’inauguration du pont Rio-Antirio

Le pont qui relie les villes de Rion et Antirion, entre le golfe de Corinthe et celui de Patras, est non seulement terminé mais il se prépare à recevoir des milliers d’automobilistes. Avant son inauguration officielle jeudi prochain, la place était à la fête ce week-end, avec un feu d'artifice géant préparé par des spécialistes français de la pyrotechnie, un concert de musique et le passage le lendemain de la flamme olympique portée par le héros du football grec, Otto Rehhagel.

 

Samedi soir, dans le fort d’Antirion, un concert exceptionnel a envoûté le public venu des deux côtés du Pont pour écouter les meilleurs airs de Mikis Théodorakis repris par les voix de Alkistis Protopsaltis, Pyx Lax, Georges Dalaras, Marinella, Vassilis Papakonstantinou ou Lavrentis Maharitsas, le tout présenté par l’incontournable Nikos Aliagas.

Mais la surprise de la soirée revient au ballet de feux d’artifices, qui a prit place sur le pont après le concert, sous la direction du français Christophe Berteneau, qui orchestrera aussi les feux de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’Athènes, vendredi prochain. Tout le public s’est laissé emporté par cette composition unique, qui n’avait rien d’un feu d’artifice traditionnel, certains parlaient même de magie.







La magie était aussi à l’ordre du jour le lendemain, lors du passage de la flamme olympique sur ce pont à haubans le plus long du monde. Entre Jean-Paul Teyssandier, le chef de projet de ce colosse, l’ancien ministre Kostas Laliotis, ou encore Stratos Apostolakis, l’entraîneur de l’équipe olympique de football, et Alkistis Protopsaltis, la flamme vibrait à chaque nouveau relayeur. Mais le public était surtout venu pour apercevoir courir le Dieu Grec du moment, Otto Rehhagel, celui qui a permit aux Grecs de décrocher la coupe d’Europe 2004. Les chants des stades se sont alors immédiatement emparés des volontaires basés sur le pont mais aussi des journalistes et des accompagnateurs.

Au delà de la fête ce pont est la possibilité d’une ouverture économique vers le sud du pays mais facilitera surtout les problèmes quotidiens tels que le passage des ambulances ou des denrées alimentaires. Ce « bijou colossal », comme l’a qualifié Otto Rehhagel, est aussi le pont de la paix et le produit d’une nouvelle collaboration franco-grecque efficace.

C’est un rêve vieux de 200 ans qui a commencé à s'esquisser peu avant les premiers jeux olympiques modernes, ceux imaginés par un autre couple franco-grec celui de Pierre de Coubertin et de Dimitrios Vikelas ; aujourd'hui, l’alliance Vinci - Etat Grec permet à la Grèce continentale d’être enfin relié au Péloponnèse.

i-GR/Alexia Kefalas


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