L'Institut français d'Athènes redéfinit sa stratégie. La Grèce rejoint la famille francophone.

C'est sous le signe "L'Institut français d'Athènes rallume la flamme", qu'en cette année symbole du retour des Jeux olympiques au pays qui leur a donné naissance, que l'IFA a décidé de faire ''peau neuve'' et de répondre aux missions nouvelles de la conjoncture intellectuelle, artistique et académique européenne, dans la droite ligne de la tradition des relations franco-grecques. Présentant jeudi les nouvelles orientations de l'Institut, l'ambassadeur de France en Grèce, Bruno Delaye, a appelé les nombreux amis grecs à se rallier à "une dynamique vigoureuse" dans "un nouvel esprit de partenariat franco-grec".


Le directeur de l'IFA, Arnaud Littardi, a ébauché, lui, les grandes lignes de la modernisation de l'IFA, en particulier sa nouvelle stratégie dans le paysage culturel athénien.

Des personnalités grecques du monde des arts et de la culture ont accepté de participer à cette entreprise en formant un comité d'honneur et un conseil d'orientation qui a tenu sa première réunion, un peu avant la conférence de presse organisée à l'occasion de cet événement.

Dans son exposé, M. Delaye s'est dit heureux que "la France et la Grèce partagent exactement la même vision et la même philosophie à un moment décisif de la construction européenne, a savoir 'l'architecture de la maison commune de l'Europe'". "Une Europe", a-t-il souligne, "dont les deux pays souhaitent fonder son entité politique et affirmer son poids dans le monde pour le rendre plus vivable et faire partager à toutes les nations les valeurs de la ''vieille Europe'', le respect des identités et des patrimoines de chaque pays, l'Europe de la diversité culturelle et linguistique se tissant par le renforcement des liens culturels afin que 'les citoyens se sentent bien'.

Rappelant que "l'essence même de la culture française s'est nourrie des apports des autres cultures", citant la Grèce antique ou de la Renaissance italienne, M. Delaye a parlé d'une Grèce contemporaine, terre de talents exceptionnels dans toutes les activités, et c'est en recentrant son discours sur 2004 qu'il a souligné l'excellente opportunité de donner une nouvelle impulsion à "cette rencontre de longue date entre les deux cultures": en 2004, année des JO marquée par un regain de l'intérêt mondial pour la Grèce, le gouvernement grec a soumis sa demande de devenir membre de l'Organisme international de la Francophonie (OIF). Une demande qui ''nous touche au plus profond de notre âme'', a dit l'ambassadeur de France, rappelant qu'en 2004 les états-généraux de la Francophonie auront justement lieu en Grèce, du 2 au 5 décembre.

i-GR/ANA

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