Christodoulakis: ''Nous n'accepterons pas de changement d'orientations dans le Pacte de stabilité''

Le ministre de l'Economie et des Finances, Nicos Christodoulakis, a déclaré mercredi à propos des conclusions du dernier conseil des ministres européens des Fincances Ecofin, que "nous n'accepterons pas de changement d'orientations dans le Pacte de stabilité" et a précisé que le gouvernement n'assouplira pas sa politique budgétaire, ajoutant que l'intérêt du pays est le respect du Pacte de stabilité dans sa formule actuelle.


Le Conseil des ministres de l'UE a en effet décidé de suspendre la procédure de déficit excessif à l'encontre de la France et de l'Allemagne contre l'avis de la Commission et de plusieurs Etats-membres.

La Grèce s'étant rangée un premier temps du côté des "petits pays" qui faisaient front contre cette cette exception au profit de la France et de l'Allemagne, a changé de camp au moment du vote, lorsqu'il est apparu qu'une majorité qualifiée se désignait du côté du couple franco-allemand.

M. Christodoulakis a aussi précisé que la politique budgétaire actuelle du gouvernement conduit à une baisse progressive de la dette publique, objectif auquel se réfère le Pacte de stabilité.

M. Christodoulakis a par ailleurs qualifié de "regrettable" la grève du Service national de la statistique qui dure depuis 8 semaines et qui, d'après le ministre, entrave le débat actuel sur le taux d'inflation.

Commentant les prévisions de la Banque de Grèce d'une inflation à 3,3% a la fin de l'année en cours, le ministre grec a déclaré mercredi "si l'augmentation des prix demeure à un niveau plus élève que dans les autres Etats-membres, il existe néanmoins des indices que l'inflation structurelle se stabilise".

M. Christodoulakis a par ailleurs reconnu que le fait que le taux de croissance élevé de l'économie entretienne l'inflation n'est pas favorable à l'économie grecque, c'est pourquoi il faut lutter contre l'augmentation des prix notamment en contenant les tarifs des services publics comme l'a décidé le gouvernement pour le premier semestre de 2004. Le ministre a souligné que toutes les catégories sociales doivent oeuvrer dans ce sens.

i-GR/ANA

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