Faible mobilisation des syndicalistes grecs.

Contrairement à Paris, qui avec quelques 400.000 participants n'a pas connu pareil 1er mai depuis des années, les grecs n'avaient pas de raisons particulières pour se mobiliser en plein Mercredi Saint où traditionnellement c'est la course aux… courses de Pâques, que les orthodoxes célèbrent dimanche prochain. Il y avait à peine 2.000 manifestants dans les rues d'Athènes.

Ce fut un 1er mai très diplomatique. Les deux principales centrales syndicales, la Confédération Générale des Travailleurs Grecs (GSEE) et l'Union des employés du secteur public (ADEDY) ont réuni 500 personnes devant l'ambassade des Etats-Unis. Le Front ouvrier de Lutte (PAME, proche du parti communiste) a, quant à lui, rassemblé un millier de personnes place Syntagma. Ensuite le parcours des deux rassemblements était le même: direction l'ambassade d'Israël où ils ont brûlé les effigies de G.W. Bush et de A. Sharon.

Il convient d'ajouter 250 activistes anti-mondialisation des Comités Genova devant l'Ecole Polytechnique (eux aussi direction ambassade d'Israël), puis une centaine de manifestants des Nouveaux courants de la Gauche, place Omonoia.

A Thessalonique, l'agence de presse locale avait vraisemblablement du mal à estimer le nombre des participants et se contente de rapporter que "la mobilisation n'était pas celle attendue".

Les syndicats avaient également appelé à la grève pour ce 1er mai. Entre grève des transports publics et perturbations liées aux défilés, la circulation a été particulièrement difficile en matinée dans le centre d'Athènes. L'arrêt de travail des employés portuaires à Rio a causé un embouteillage long de 4 km pour la traversée ferry vers Antirio comme de nombreux grecs partaient pour le long week-end pascal.

Total de votes : 0

Ajouter un commentaire

Ça pourrait aussi vous intéresser...