Dix-sept personnes ont été interpellées dans le nord du pays, en particulier à Thessalonique. Lundi, vingt-deux arrestations avaient déjà eu lieu, la plupart sur l’île de Crète.
L’enquête concerne le détournement de subventions agricoles de l’Union européenne à des agriculteurs grecs, pour un préjudice estimé à plus de 19 millions d’euros. En octobre, des dizaines de personnes avaient déjà été arrêtées dans tout le pays.
La construction, en 2020, de deux centres d’accueil pour migrants, sans appel d’offres public, en Grèce, interroge sur l’utilisation des fonds européens.
Ouvertement engagée contre la corruption, la procureure en chef du Parquet européen ne se fait pas que des amis en Grèce, à commencer par la majorité gouvernementale, qui cherche à la discréditer par tous les moyens.
Dans un message diffusé ce dimanche à la télévision grecque, Kyriakos Mitsotakis, est longuement revenu sur le scandale OPEKEPE et les révélations de la semaine dernière.
Le premier ministre conservateur a été contraint de remanier en urgence son exécutif à la suite d’une enquête du parquet européen sur une vaste fraude aux aides agricoles européennes. Son gouvernement s’en trouve fragilisé, à un an des élections législatives.
Les trois membres du gouvernement qui quittent leurs fonctions figurent parmi les 11 députés pour lesquels le parquet européen réclame la levée de l’immunité parlementaire dans le cadre de son enquête sur le détournement de subventions.
Deux nouveaux députés grecs soupçonnés d’être lié un vaste système pour détourner les aides agricoles européennes : l’opposition tire à boulets rouges sur Kyriákos Mitsotákis.
Le Parquet européen a demandé la levée de l’immunité parlementaire de onze députés et de deux ministres dans le cadre d’une enquête sur des délits portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union européenne (UE).
Thessalonique - Trente-sept personnes ont été arrêtées mercredi en Grèce soupçonnées d'être impliquées dans une fraude «massive et systématique» aux subventions agricoles de l’Union européenne, ainsi que «dans des activités de blanchiment d’argent», selon le Parquet européen. La police grecque a