REPORTAGE - Applis de réservation, mise en place de surveillants… Les résidences hôtelières cherchent la parade à ce phénomène devenu récurrent chaque été, où, dès l’aube, les vacanciers se précipitent pour déposer leur serviette.
Trop d’îles, des ferries réservés au cordeau, une plage choisie sans regarder le vent… Dans les Cyclades, les déconvenues tiennent souvent à peu de chose.
En deux décennies, l’île a changé de visage : des poulpes qui sèchent au soleil aux cartes de cocktails façon Mykonos, des tavernes de pêcheurs aux suites à 800 € la nuit.
Le gouvernement grec a interdit l’exploitation commerciale de 251 plages à travers le pays. Transats payants, « beach bars », petites cantines sont désormais interdits.
Le réchauffement climatique et l’accroissement de la fréquentation pendant la période touristique entraînent un stress hydrique toujours plus important pour les îles grecques.
Les échafaudages sont tombés pour de bon, le 18 juin : au terme de près d’une décennie de travaux, l’une des façades du monument le plus célèbre de Grèce, visité par 10 000 personnes chaque jour, est à nouveau coiffé d’un frontier triangulaire.