Depuis quelques jours, des images insupportables nous arrivent de Grèce, de ses frontières maritimes ou terrestres, de Lesbos ou de Kastaniès. Celles de réfugiés, hommes, femmes, enfants demandant secours et celles de Grecs qui les rejettent.
De jour comme de nuit, les îles grecques sont en première ligne pour gérer l’arrivée des migrants. Ils sont, en fait, un moyen de pression sur la Grèce et l’UE, utilisé par la Turquie pour atteindre ses buts dans des dossiers clés pour la région méditerranéenne.
Les onze passagers d'un véhicule soupçonné de transporter clandestinement des migrants sont morts brûlés vifs à la suite d'une collision frontale avec un camion, samedi dans le nord de la Grèce, a annoncé la police.
L'annonce n'aurait pu mieux tomber : mardi, le gouvernement grec s'est enfin engagé à transférer 2 000 migrants de l'île de Lesbos vers la Grèce continentale d'ici la fin du mois.
La Grèce veut «assouplir les conditions» de vie des migrants et réfugiés vivant dans des camps insalubres sur ses îles de la mer Égée, où le flux a «doublé» cet été, a indiqué mardi le ministre de la Politique migratoire.
Alors que la saison touristique bat son plein en Grèce, il n'est pas rare de voir un serveur se précipiter avant la fin du repas afin de donner un reçu fiscal aux clients.
Moins tapageuse que l'Italie, la Grèce a pourtant accueilli le double de migrants depuis 2015. Elle souffre elle aussi d'un manque criant de solidarité de la part de ses voisins européens
L'Espagne et la Grèce ont donné leur accord pour reprendre les migrants arrivant en Allemagne mais déjà enregistrés chez eux dans les bases de données européennes, a annoncé vendredi le gouvernement allemand dans un communiqué.
Vangelis Skoufas et Michalis Lolis agitent un drapeau arc-en-ciel devant la Vouli, le Parlement grec. Ce mercredi, ils veulent rappeler les revendications de la communauté LGBT pendant que les députés votent une loi visant à faciliter et accélérer l'adoption et le placement d'enfants.